Quand nous sommes allés voir Charlotte Alia cet après-midi, c'est comme si elle savait déjà la bonne nouvelle.
Elle était ultra souriante et très enjouée, manifestant un plaisir visible à nous voir.
Nous étions nous-mêmes très content de dire aux nounous qu'elle était maintenant officiellement notre fille, dans un russe pour le moins rudimentaire.
Nous rentrerons vendredi après-midi à Paris... si le temps le permet. Après avoir visité Istanbul, on aimerait éviter d'autres étapes forcées.
Merci à toutes et à tous pour vos messages de félicitations et d'encouragements. Ils nous vont droit au coeur.
A très bientôt.
Il y a quatre ans, nous avons décidé d'adopter un enfant, et nous avons eu le bonheur de rencontrer notre fille Charlotte au Kazakhstan. La route a été longue et compliquée, mais au bout du chemin, c'est le bonheur que nous avons retrouvé...
mercredi 8 décembre 2010
Mercredi 8 décembre 2010 à 11H40, la juge a dit...
... "Da" !
Voila c'est fait (ou presque, il reste 15 jours de période d'appel), Charlotte Alia est notre fille !
Toujours pas de photos à vous montrer, elle viendront pour Noël, à la fin de la période d'appel.
La nuit a été courte, nous avons tout deux eu du mal à nous endormir, mais on était quand même en forme ce matin.
Notre facilitatrice est venue nous chercher à 9h00, prenant de la marge pour pouvoir aller chercher la représentante de la tutelle de la ville d'Almaty.
Arrivé à 9h15, cette dame nous a fait patienter jusqu'à 9h50, du coup, malgré le rallye dans les rues verglacées d'Almaty, nous sommes arrivés 5 minutes en retard au tribunal, à 10h05.
Je ne vous dit pas le stress et les pensées négatives qui défilent.
Enfin, on a pu entrer dans la salle d'audience avec notre facilitatrice, notre traductrice, la représentante de la tutelle, la représentante de l'orphelinat, le procureur (à l'air ultra sévère), la greffe et la juge, une très jeune femme d'une trentaine d'années.
Après déclinaison de nos états-civils, nous sommes rentrés dans le vif du sujet : pourquoi adopter, pourquoi au Kazakhstan, est-ce qu'on s'occupera bien de notre fille ?....
Bref, on a été mis sur le grill, surtout par le procureur qui voulait s'assurer que Alia serait bien traitée dans notre famille et qu'elle resterait kazakh jusqu'à sa majorité.
En fait, après le jugement, on a pu discuter avec lui en anglais, et il s'avère qu'il est en fait très sympa et vraiment concerné par le bien-être des enfants kazakhs qui sont confiés à des étrangers.
Après une première pause d'un quart-d'heure, précédant la demande par la juge à toutes les personnes présentes si elles étaient d'accord avec cette adoption, et sur leurs réponses positives, elle est ressortie 5 minutes avant de nous annoncer la bonne nouvelle, la justice Kazakhe accepte de faire de nous les parents adoptifs de Charlotte Alia.
Retour à la maison pour se changer (les chaussures de ville, sur la glace, c'est franchement limite -;) ) et nous sommes venus au Café Keruen (clin d'oeil pour ceux qui connaissent) fêter la nouvelle avec des shashliks et pouvoir réserver notre billet retour anticipé (on rentre vendredi) et bloguer.
Hip hip hip hourra !!!
Voila c'est fait (ou presque, il reste 15 jours de période d'appel), Charlotte Alia est notre fille !
Toujours pas de photos à vous montrer, elle viendront pour Noël, à la fin de la période d'appel.
La nuit a été courte, nous avons tout deux eu du mal à nous endormir, mais on était quand même en forme ce matin.
Notre facilitatrice est venue nous chercher à 9h00, prenant de la marge pour pouvoir aller chercher la représentante de la tutelle de la ville d'Almaty.
Arrivé à 9h15, cette dame nous a fait patienter jusqu'à 9h50, du coup, malgré le rallye dans les rues verglacées d'Almaty, nous sommes arrivés 5 minutes en retard au tribunal, à 10h05.
Je ne vous dit pas le stress et les pensées négatives qui défilent.
Enfin, on a pu entrer dans la salle d'audience avec notre facilitatrice, notre traductrice, la représentante de la tutelle, la représentante de l'orphelinat, le procureur (à l'air ultra sévère), la greffe et la juge, une très jeune femme d'une trentaine d'années.
Après déclinaison de nos états-civils, nous sommes rentrés dans le vif du sujet : pourquoi adopter, pourquoi au Kazakhstan, est-ce qu'on s'occupera bien de notre fille ?....
Bref, on a été mis sur le grill, surtout par le procureur qui voulait s'assurer que Alia serait bien traitée dans notre famille et qu'elle resterait kazakh jusqu'à sa majorité.
En fait, après le jugement, on a pu discuter avec lui en anglais, et il s'avère qu'il est en fait très sympa et vraiment concerné par le bien-être des enfants kazakhs qui sont confiés à des étrangers.
Après une première pause d'un quart-d'heure, précédant la demande par la juge à toutes les personnes présentes si elles étaient d'accord avec cette adoption, et sur leurs réponses positives, elle est ressortie 5 minutes avant de nous annoncer la bonne nouvelle, la justice Kazakhe accepte de faire de nous les parents adoptifs de Charlotte Alia.
Retour à la maison pour se changer (les chaussures de ville, sur la glace, c'est franchement limite -;) ) et nous sommes venus au Café Keruen (clin d'oeil pour ceux qui connaissent) fêter la nouvelle avec des shashliks et pouvoir réserver notre billet retour anticipé (on rentre vendredi) et bloguer.
Hip hip hip hourra !!!
lundi 6 décembre 2010
Dans la glacière d'Almaty
Notre vol s'est très bien passé, on avait la chance d'être au niveau d'une porte de sortie, donc avec beaucoup de place pour les jambes. En plus, la nourriture sur Turkish Airlines est très bonne.
Quand nous avons atterri, une brume recouvrait l'ensemble de l'aéroport : une brume de froid !
Comme il a neigé samedi et que depuis il fait très, très froid, la neige tient très bien et est souvent transformée en glace.
Déjà sur la passerelle, on a pu sentir que dehors, c'était pas les tropiques, mais c'est quand on est sorti de l'aéroport qu'on a enfin pu saisir la réalité de ce froid : -12°.
Ca change des 20° de samedi soir à Istanbul.
Tout est blanc, c'est magnifique, mais les conditions de circulation en voiture sont difficiles, pour ne pas parler des conditions de circulation à pied, la marche se pratiquant à nos risques et périls sur des trottoirs souvent bleuis par la glace qui remplace la neige tassée.
Aujourd'hui, on a pu aller à l'orphelinat pendant 1h30. Arrivés sur place, surprise, la miss a changé de chambre. En fait, son groupe de 13 a beaucoup diminué et les 7 enfants restants ont été transférés dans une autre aile de l'orphelinat, mais dans des pièces en tout point semblables aux premières.
Mademoiselle a d'abord été surprise de nous voir mais a tout de suite été en confiance et nous avons passé 90 minutes super agréables, à peine perturbées par quelques régurgitations.
En seulement trois semaines, elle a pas mal changé, a pris des joues et surtout beaucoup de cheveux.
Par ailleurs, comme l'a montré une des nounous, elle tient debout seule si elle est appuyée contre un mur.
Nous sommes ravis de la retrouver en pleine forme et vraiment impatients de pouvoir officiellement l'appeler notre fille.
Ce soir, notre facilitatrice est venu avec la traductrice français/russe qui sera avec nous au jugement. Ensembles, nous avons révisés le discours à tenir devant le tribunal après-demain, et ensuite on l'a écrit et répété avec Corinne.
On ne fera sans doute pas de vieux os ce soir, on manque quand même beaucoup de sommeil.
J'ai oublié de vous dire que nous avions changé d'appartement; nous sommes maintenant dans celui qu'occupait notre amie Françoise, il est au centre ville, plus grand, plus clair et 2 fois moins cher. En plus le propriétaire a fait des travaux depuis notre dernier passage (un nouvel évier dans la cuisine et de nouveaux robintes dans la salle de bain), il est maintenant vraiment très bien.
Et le lit de notre chambre est très confortable.
Sur ce, bonne nuit !
PS: une pensée pour Chantal qui a rencontré aujourd'hui celle dont nous espérons qu'elle deviendra sa fille pour la vie.
Quand nous avons atterri, une brume recouvrait l'ensemble de l'aéroport : une brume de froid !
Comme il a neigé samedi et que depuis il fait très, très froid, la neige tient très bien et est souvent transformée en glace.
Déjà sur la passerelle, on a pu sentir que dehors, c'était pas les tropiques, mais c'est quand on est sorti de l'aéroport qu'on a enfin pu saisir la réalité de ce froid : -12°.
Ca change des 20° de samedi soir à Istanbul.
Tout est blanc, c'est magnifique, mais les conditions de circulation en voiture sont difficiles, pour ne pas parler des conditions de circulation à pied, la marche se pratiquant à nos risques et périls sur des trottoirs souvent bleuis par la glace qui remplace la neige tassée.
Aujourd'hui, on a pu aller à l'orphelinat pendant 1h30. Arrivés sur place, surprise, la miss a changé de chambre. En fait, son groupe de 13 a beaucoup diminué et les 7 enfants restants ont été transférés dans une autre aile de l'orphelinat, mais dans des pièces en tout point semblables aux premières.
Mademoiselle a d'abord été surprise de nous voir mais a tout de suite été en confiance et nous avons passé 90 minutes super agréables, à peine perturbées par quelques régurgitations.
En seulement trois semaines, elle a pas mal changé, a pris des joues et surtout beaucoup de cheveux.
Par ailleurs, comme l'a montré une des nounous, elle tient debout seule si elle est appuyée contre un mur.
Nous sommes ravis de la retrouver en pleine forme et vraiment impatients de pouvoir officiellement l'appeler notre fille.
Ce soir, notre facilitatrice est venu avec la traductrice français/russe qui sera avec nous au jugement. Ensembles, nous avons révisés le discours à tenir devant le tribunal après-demain, et ensuite on l'a écrit et répété avec Corinne.
On ne fera sans doute pas de vieux os ce soir, on manque quand même beaucoup de sommeil.
J'ai oublié de vous dire que nous avions changé d'appartement; nous sommes maintenant dans celui qu'occupait notre amie Françoise, il est au centre ville, plus grand, plus clair et 2 fois moins cher. En plus le propriétaire a fait des travaux depuis notre dernier passage (un nouvel évier dans la cuisine et de nouveaux robintes dans la salle de bain), il est maintenant vraiment très bien.
Et le lit de notre chambre est très confortable.
Sur ce, bonne nuit !
PS: une pensée pour Chantal qui a rencontré aujourd'hui celle dont nous espérons qu'elle deviendra sa fille pour la vie.
dimanche 5 décembre 2010
Une journée à Istanbul
Après une nuit réparatrice (l'hôtel a beau être à perpette, la literie est du niveau 5*) et un petit déjeuner face à la mer, on a pris le bus pour Istanbul.
Normalement, on aurait eu droit à une navette de Turkish Airlines, mais comme notre vol est à 23:05, la navette serait venu nous chercher à 19:00. Ils avaient apparemment du mal à comprendre qu'on voulait visiter la ville et que nous nous passerions de leur navette...
Si hier il faisait encore 20° à Istanbul, aujourd'hui, c'était temps gris, petite pluie et 6°.
Cependant, la ville est magnifique et nous nous sommes promis d'y revenir pour la visiter vraiment, en plusieurs jours.
Au départ église chrétienne, la Basilique a été transformée en Mosquée par l'adjonction de minarets lorsque les musulmans ont pris Constantinople; elle a ensuite été transformée en musée.
Beaucoup de restaurations ont eu lieu qui ont permis de retrouver des fresques en mosaïques splendides, si belles d'ailleurs que les Doges ont fait venir ces artisans géniaux à Venise pour créer les fresques de la Basilique St-Marc.
L'intérieur est vertigineux, on a du mal à croire qu'une telle étendue de toit puisse tenir uniquement avec les murs sur les côtés.
Ceux qui ont vu "Bons baisers de Russie" dans la série des James Bond se souviendront de cet endroit...
Ensuite nous avons déjeuner d'une très bonne Moussaka pour Corinne et de Kebab pour moi dans un petit resto très sympa.
Après, on comptait visiter le grand bazar dont Corinne avait de très bons souvenirs, mais malheureusement, il est fermé le dimanche. Bon, comme les souvenirs de Corinne évoquaient surtout des boutiques de vêtements ou de bijoux, je ne suis finalement pas si triste de cette visite manquée.
Enfin, par le tram puis le métro, nous voila de retour à l'aéroport où nous avons trouvé un confortable bar avec accès Internet. L'avion est dans 3 heures, on va donc rester installés peinards ici.
Espérons que l'avion n'ait pas de retard........
A bientôt !
Normalement, on aurait eu droit à une navette de Turkish Airlines, mais comme notre vol est à 23:05, la navette serait venu nous chercher à 19:00. Ils avaient apparemment du mal à comprendre qu'on voulait visiter la ville et que nous nous passerions de leur navette...
Si hier il faisait encore 20° à Istanbul, aujourd'hui, c'était temps gris, petite pluie et 6°.
Cependant, la ville est magnifique et nous nous sommes promis d'y revenir pour la visiter vraiment, en plusieurs jours.
Nous avons d'abord visité la Mosquée de Sultanhamet ou Mosquée Bleue : c'est sans doute la plus belle mosquée que nous ayons pu visiter, l'intérieur est à la fois très dépouillé, avec un plan très simple et malgré tout d'une richesse de couleurs incomparable.
Juste en face de la Mosquée Bleue, à 300 mètres se trouve l'ancienne Basilique Ste-Sophie, autre bâtiment grandiose, nettement plus ancien puisque créée au 6eme siècle.
Corinne, qui l'avait déjà visitée, a fait le guide : le dôme est le plus grand dôme existant, plus que celui de St-Pierre à Rome. Il s'est d'ailleurs écroulé peu de temps après la construction et a été ensuite reconstruit plus solide. Il est toujours là, donc on peut dire que la seconde fois a été la bonne.
Au départ église chrétienne, la Basilique a été transformée en Mosquée par l'adjonction de minarets lorsque les musulmans ont pris Constantinople; elle a ensuite été transformée en musée.
Beaucoup de restaurations ont eu lieu qui ont permis de retrouver des fresques en mosaïques splendides, si belles d'ailleurs que les Doges ont fait venir ces artisans géniaux à Venise pour créer les fresques de la Basilique St-Marc.
L'intérieur est vertigineux, on a du mal à croire qu'une telle étendue de toit puisse tenir uniquement avec les murs sur les côtés.
Juste à côté de la sortie de Ste Sophie, se trouve l'entrée de la Citerne Basilique, une très grand réservoir d'eau souterrain avec plusieurs centaines de piliers soutenant la voûte au dessus d'un bassin qui doit pouvoir contenir plusieurs millions de litres.
Ceux qui ont vu "Bons baisers de Russie" dans la série des James Bond se souviendront de cet endroit...
Ensuite nous avons déjeuner d'une très bonne Moussaka pour Corinne et de Kebab pour moi dans un petit resto très sympa.
Après, on comptait visiter le grand bazar dont Corinne avait de très bons souvenirs, mais malheureusement, il est fermé le dimanche. Bon, comme les souvenirs de Corinne évoquaient surtout des boutiques de vêtements ou de bijoux, je ne suis finalement pas si triste de cette visite manquée.
Enfin, par le tram puis le métro, nous voila de retour à l'aéroport où nous avons trouvé un confortable bar avec accès Internet. L'avion est dans 3 heures, on va donc rester installés peinards ici.
Espérons que l'avion n'ait pas de retard........
A bientôt !
Istanbul... ou plutôt Kumburgaz !
Notre vol Turkish entre Paris et Istanbul s'est super bien passé.
Bon repas, beaucoup de place pour les jambes, des hôtesses très mignonnes (ça c'est pour Alain)...
Mais le vol est parti avec 40 minutes de retard et est arrivé avec 55 minutes de retard... et, donc, nous avons raté la correspondance ;-(
Nous sommes donc obligés de rester à Istanbul jusqu'à demain soir, heureusement il y a des vols entre Istanbul et Almaty tous les jours.
Comme on était pas super pressés, on s'est dit, faisons contre mauvaise fortune bon coeur, on en profitera pour visiter Istanbul.
D'autant qu'à l'aéroport, il nous ont dit qu'on dormirait dans un 5* au centre ville.
5*, certes, à la turque, soit un bon 3* français, mais bon, on paye pas, on va pas se plaindre...
Au centre, certes, mais pas d'Istanbul, non, au centre de Kumburgaz, riante cité balnéaire située à 30 kms à l'Ouest d'Istanbul.....
Comme rien ne nous arrête, demain, on prend le bus qui passe devant l'hôtel et on se fait une visite guidée par nous même des hauts lieux touristiques de la ville, avant de filer à l'aéroport.
Le seul hic, c'est qu'on est habillé pour affronter les -10° d'Almaty... et qu'il fait +20°.
Comme l'a dit Marion en commentaire du post précédent, ça nous fera des histoires à raconter à la petite...
Allez, à bientôt, from Almaty, cette fois !
Bon repas, beaucoup de place pour les jambes, des hôtesses très mignonnes (ça c'est pour Alain)...
Mais le vol est parti avec 40 minutes de retard et est arrivé avec 55 minutes de retard... et, donc, nous avons raté la correspondance ;-(
Nous sommes donc obligés de rester à Istanbul jusqu'à demain soir, heureusement il y a des vols entre Istanbul et Almaty tous les jours.
Comme on était pas super pressés, on s'est dit, faisons contre mauvaise fortune bon coeur, on en profitera pour visiter Istanbul.
D'autant qu'à l'aéroport, il nous ont dit qu'on dormirait dans un 5* au centre ville.
5*, certes, à la turque, soit un bon 3* français, mais bon, on paye pas, on va pas se plaindre...
Au centre, certes, mais pas d'Istanbul, non, au centre de Kumburgaz, riante cité balnéaire située à 30 kms à l'Ouest d'Istanbul.....
Comme rien ne nous arrête, demain, on prend le bus qui passe devant l'hôtel et on se fait une visite guidée par nous même des hauts lieux touristiques de la ville, avant de filer à l'aéroport.
Le seul hic, c'est qu'on est habillé pour affronter les -10° d'Almaty... et qu'il fait +20°.
Comme l'a dit Marion en commentaire du post précédent, ça nous fera des histoires à raconter à la petite...
Allez, à bientôt, from Almaty, cette fois !
samedi 4 décembre 2010
Neige (suite)
Finalement, on va pouvoir partir.
Notre 737 de Turkish Airlines vient d'arriver, avec 30 minutes de retard.
Notre 737 de Turkish Airlines vient d'arriver, avec 30 minutes de retard.
Comme on a normalement que 65 minutes de correspondance à Istanbul, avec 30 minutes de moins, ça va être chaud.
Mais bon... on a l'habitude des hauts et des bas, des longues semaines d'attente et des brusques coups d'accélerateurs.
En tout cas, ce midi, en une demi-heure, on a voyagé successivement à Francfort, puis Prague et Moscou, pour finir à Istanbul, au gré des recherches de la super hôtesse d'Air France qui s'est pliée en 4 pour trouver une solution à la fermeture de l'aéroport d'Amsterdam (toujours fermé à l'heure qu'il est).
Allez, on va embarquer, alors à très bientôt...
Neige !
Nous sommes à Roissy... et notre vol pour Amsterdam est annulé : l'aéroport de Schipol est fermé à cause de la neige !
Après une demie-heure de recherches, une super hôtesse d'Air France a réussi à nous transférer sur un vol de Turkish Airlines avec changement à Istanbul, qui part dans 4 heures, si Roissy ne ferme pas, parce qu'ici aussi il neige beaucoup.
A suivre...
Après une demie-heure de recherches, une super hôtesse d'Air France a réussi à nous transférer sur un vol de Turkish Airlines avec changement à Istanbul, qui part dans 4 heures, si Roissy ne ferme pas, parce qu'ici aussi il neige beaucoup.
A suivre...
mercredi 1 décembre 2010
La course aux documents, comme d'habitude.
Depuis que nous connaissons la date du jugement, c'est de nouveau la course aux derniers documents : nouveaux visas pour le Kazakhstan, pouvoirs pour notre facilitatrice, documents médicaux nouveaux ou mis à jour, attestation du Service de l'Adoption Internationale...
Ensuite, chaque document doit être légalisé ou une copie doit en être faite et certifiée conforme par la mairie de Rueil (ils commencent à bien nous connaître et sont super compréhensifs et efficaces), puis tout ça doit être apostillé auprès de la Cour d'appel de Versailles et enfin, amenés à notre traductrice dans le 10e à Paris...
Tout ça, ça donne des heures dans les voitures où les transports en commun pour Corinne et moi.
Mais, bon, c'est pour la bonne cause, n'est-ce pas ?
Enfin! Victoria, notre super traductrice a tous les documents et on en récupère la traduction vendredi soir, juste à temps pour le départ le lendemain.
Donc rien à faire demain ! Ça tombe bien avec la neige qui s'annonce...
En réponse à une question d'Elodie sur mon dernier post, non, malheureusement, même si notre jugement est positif (on croise les doigts), notre fille ne rentrera pas avec nous.
Après le jugement, il y a une période d'appel de 15 jours, ce qui fait que si nous avons par exemple un jugement positif le 9 décembre, alors nous devrions avoir le plus beau des cadeaux pour noël !
Ensuite, notre facilitatrice devra préparer tous les papiers de sortie du territoire kazakhstanais pour la petite (passeport, visa de sortie...), ce qui devrait prendre encore 15 jours / 3 semaines.
Après seulement, on retourne à Almaty, on récupère enfin mademoiselle définitivement, on l'emmène au consulat français pour lui faire un visa d'entrée en France (elle ne sera vraiment française qu'après l'adoption plénière d'ici 6 à 12 mois), encore une semaine sur place et on rentre enfin.
Donc en étant optimistes, on pense qu'elle sera là d'ici fin janvier, soit 2 ans et demi après le début de notre procédure d'adoption. Quel parcours !
Ensuite, chaque document doit être légalisé ou une copie doit en être faite et certifiée conforme par la mairie de Rueil (ils commencent à bien nous connaître et sont super compréhensifs et efficaces), puis tout ça doit être apostillé auprès de la Cour d'appel de Versailles et enfin, amenés à notre traductrice dans le 10e à Paris...
Tout ça, ça donne des heures dans les voitures où les transports en commun pour Corinne et moi.
Mais, bon, c'est pour la bonne cause, n'est-ce pas ?
Enfin! Victoria, notre super traductrice a tous les documents et on en récupère la traduction vendredi soir, juste à temps pour le départ le lendemain.
Donc rien à faire demain ! Ça tombe bien avec la neige qui s'annonce...
En réponse à une question d'Elodie sur mon dernier post, non, malheureusement, même si notre jugement est positif (on croise les doigts), notre fille ne rentrera pas avec nous.
Après le jugement, il y a une période d'appel de 15 jours, ce qui fait que si nous avons par exemple un jugement positif le 9 décembre, alors nous devrions avoir le plus beau des cadeaux pour noël !
Ensuite, notre facilitatrice devra préparer tous les papiers de sortie du territoire kazakhstanais pour la petite (passeport, visa de sortie...), ce qui devrait prendre encore 15 jours / 3 semaines.
Après seulement, on retourne à Almaty, on récupère enfin mademoiselle définitivement, on l'emmène au consulat français pour lui faire un visa d'entrée en France (elle ne sera vraiment française qu'après l'adoption plénière d'ici 6 à 12 mois), encore une semaine sur place et on rentre enfin.
Donc en étant optimistes, on pense qu'elle sera là d'ici fin janvier, soit 2 ans et demi après le début de notre procédure d'adoption. Quel parcours !
vendredi 26 novembre 2010
Jugement le 8 décembre !
Ce matin, un petit mail de notre facilitatrice : le jugement aura lieu le 8 décembre (en tout cas il commencera le 8, on ne sait pas vraiment si il se fera en 1, 2 ou plusieurs jours).
Nous sommes donc priés de revenir à Almaty le week-end du 5 décembre, afin d'avoir 2 jours pour se préparer à notre passage devant le juge.
Ces quelques jours supplémentaires nous permettront aussi de repasser un peu de temps avec notre petite, et ça, c'est génial !
Cette fois-ci, on va changer d'appartement, histoire d'être au centre-ville, et accessoirement, de payer 2 fois moins cher.
Autre petit changement, la météo annonce -11° le jour où on arrivera à Almaty : on va enfin pouvoir tester les qualités calorifiques de notre équipement...
Et pour y aller, à nouveau KLM via Amsterdam, encore merci les miles Flying Blue !
Nous sommes donc priés de revenir à Almaty le week-end du 5 décembre, afin d'avoir 2 jours pour se préparer à notre passage devant le juge.
Ces quelques jours supplémentaires nous permettront aussi de repasser un peu de temps avec notre petite, et ça, c'est génial !
Cette fois-ci, on va changer d'appartement, histoire d'être au centre-ville, et accessoirement, de payer 2 fois moins cher.
Autre petit changement, la météo annonce -11° le jour où on arrivera à Almaty : on va enfin pouvoir tester les qualités calorifiques de notre équipement...
Et pour y aller, à nouveau KLM via Amsterdam, encore merci les miles Flying Blue !
mercredi 17 novembre 2010
Back to France
J'avoue !
J'ai été feignant. Pas un message depuis samedi...
Alors je me rattrape aujourd'hui.
Dimanche 14 novembre
Aujourd'hui, pas de bonding. Nous sommes allés retrouver plusieurs amies adoptantes françaises au Bazar vert pour quelques courses pré-départ.
En fait, on cherchait du caviar. Le belouga, qui coûte 7000 € le kilo chez Petrossian à Paris se vend ici 930 € le kilo. Bon, on n'en pas acheté un kilo, mais 50 grammes.
On le goûtera de retour à la maison, et s'il est bon, on en reprendra au prochain voyage.
Le premier week-end, nous étions allés visiter le parc Panvilov, sous la neige. Nous y sommes retournés par une soleil radieux : ça change tout !
La cathédrale Zhenkov, déjà très jolie quand il fait gris, brille de ses mille couleurs sous le soleil.
J'en ai profité pour faire plein de photos de Macha, la nouvelle fille pour la vie de Valérie : Valérie, il y en a de superbes que tu pourras mettre sur ton propre blog !
On a terminé la balade au TSUM, le grand magasin du coin où nous avons trouvé une très belle Matriochka (poupée russe) pour belle-maman et une matriochka kazakh (en fait 7 yourtes encastrées l'une dans l'autre) pour Carole, ma belle-soeur.
De retour à la maison, nous avions rendez-vous avec notre facilitatrice pour finaliser la liste des papiers qu'il faut refaire pour le jugement. D'après elle, le jugement devrait se faire d'ici 3 à 4 semaines, ce qui veut dire qu'on va très bientôt retourner à Almaty. Bonne nouvelle !
Lundi 15 novembre
Dernière visite à notre fille aujourd'hui !
Elle était en pleine forme... Nous avons pu discuter avec le médecin-chef de l'orphelinat, par gestes. Cette femme à l'air très compétente et mademoiselle est entre de bonnes mains avec elle.
Petit moment de panique quand nous avons du quitter la salle de musique en urgence : Roger Moore, ambassadeur de l'Unicef visitait l'orphelinat avec des journalistes !
Nous ne l'avons pas croisé, ce qui était d'ailleurs le but de la manoeuvre nous ayant amené à changer de pièce ;-)
Bon, ça a été un peu dur de se séparer, sachant qu'on ne la reverra pas avant un mois. Elle aura sûrement pas mal changé d'ici là !
Nous avons ensuite imprimé les 30 photos qui seront présentées lors du jugement, prouvant que nous fait une bonding dans les règles de l'art et que mademoiselle s'est bien accoutumée à nous. Les photos sont magnifiques et montrent que, même en un mois, elle a beaucoup évolué.
Couchés tôt en prévision du lever matinal, il nous a été difficile de nous endormir. Je me suis finalement relevé jusqu'à 1 heure du matin, ce qui fait que je n'ai dormi que 4 heures.
Mardi 16 novembre
Notre facilitatrice passant nous chercher à 5h45 pour notre avion de 9h20, nous nous sommes levés à 5h00.
Courte nuit donc, un peu inutile puisqu'arrivés à l'aéroport, nous avons du attendre 1/2 heure avant le commencement de l'enregistrement et après, 2 heures, dans la salle d'embarquement de l'aéroport d'Almaty.
Le vol KLM jusqu'à Amsterdam s'est très bien passé, nous avons pu observer la mer d'Aral (où plutôt ce qu'il en reste), la mer Caspienne...
A Amsterdam, il faisait très beau et c'est là que nos routes se sont séparées.
En effet, Corinne prenant le premier vol pour Paris, où sa mère est venue la récupérer, tandis que je restai 6 heures de plus, le temps d'un rendez-vous avec un de mes gros clients sur Amsterdam.
Je suis donc rentré à 20h à Rueil-Malmaison, soit 1 heure du matin, heure d'Almaty : une bien longue journée, mais avec l'immense plaisir de revoir Grégoire et Louis après 1 mois d'absence !
Mercredi 17 novembre
C'est fou, rien ne s'est arrête pendant notre absence, alors une longue journée à tout rattraper, retour à la maison à 20h30...
J'ai été feignant. Pas un message depuis samedi...
Alors je me rattrape aujourd'hui.
Dimanche 14 novembre
Aujourd'hui, pas de bonding. Nous sommes allés retrouver plusieurs amies adoptantes françaises au Bazar vert pour quelques courses pré-départ.
En fait, on cherchait du caviar. Le belouga, qui coûte 7000 € le kilo chez Petrossian à Paris se vend ici 930 € le kilo. Bon, on n'en pas acheté un kilo, mais 50 grammes.
On le goûtera de retour à la maison, et s'il est bon, on en reprendra au prochain voyage.
![]() |
| Le Bazar Vert |
Nous sommes ensuite allés manger des shashliks (brochettes) de mouton dans le restaurant juste en face du bazar : elles étaient excellentes.Le premier week-end, nous étions allés visiter le parc Panvilov, sous la neige. Nous y sommes retournés par une soleil radieux : ça change tout !
La cathédrale Zhenkov, déjà très jolie quand il fait gris, brille de ses mille couleurs sous le soleil.
J'en ai profité pour faire plein de photos de Macha, la nouvelle fille pour la vie de Valérie : Valérie, il y en a de superbes que tu pourras mettre sur ton propre blog !
On a terminé la balade au TSUM, le grand magasin du coin où nous avons trouvé une très belle Matriochka (poupée russe) pour belle-maman et une matriochka kazakh (en fait 7 yourtes encastrées l'une dans l'autre) pour Carole, ma belle-soeur.
De retour à la maison, nous avions rendez-vous avec notre facilitatrice pour finaliser la liste des papiers qu'il faut refaire pour le jugement. D'après elle, le jugement devrait se faire d'ici 3 à 4 semaines, ce qui veut dire qu'on va très bientôt retourner à Almaty. Bonne nouvelle !
Lundi 15 novembre
Dernière visite à notre fille aujourd'hui !
Elle était en pleine forme... Nous avons pu discuter avec le médecin-chef de l'orphelinat, par gestes. Cette femme à l'air très compétente et mademoiselle est entre de bonnes mains avec elle.
Petit moment de panique quand nous avons du quitter la salle de musique en urgence : Roger Moore, ambassadeur de l'Unicef visitait l'orphelinat avec des journalistes !
Nous ne l'avons pas croisé, ce qui était d'ailleurs le but de la manoeuvre nous ayant amené à changer de pièce ;-)
Bon, ça a été un peu dur de se séparer, sachant qu'on ne la reverra pas avant un mois. Elle aura sûrement pas mal changé d'ici là !
Nous avons ensuite imprimé les 30 photos qui seront présentées lors du jugement, prouvant que nous fait une bonding dans les règles de l'art et que mademoiselle s'est bien accoutumée à nous. Les photos sont magnifiques et montrent que, même en un mois, elle a beaucoup évolué.
Couchés tôt en prévision du lever matinal, il nous a été difficile de nous endormir. Je me suis finalement relevé jusqu'à 1 heure du matin, ce qui fait que je n'ai dormi que 4 heures.
Mardi 16 novembre
Notre facilitatrice passant nous chercher à 5h45 pour notre avion de 9h20, nous nous sommes levés à 5h00.
Courte nuit donc, un peu inutile puisqu'arrivés à l'aéroport, nous avons du attendre 1/2 heure avant le commencement de l'enregistrement et après, 2 heures, dans la salle d'embarquement de l'aéroport d'Almaty.
Le vol KLM jusqu'à Amsterdam s'est très bien passé, nous avons pu observer la mer d'Aral (où plutôt ce qu'il en reste), la mer Caspienne...
A Amsterdam, il faisait très beau et c'est là que nos routes se sont séparées.
En effet, Corinne prenant le premier vol pour Paris, où sa mère est venue la récupérer, tandis que je restai 6 heures de plus, le temps d'un rendez-vous avec un de mes gros clients sur Amsterdam.
Je suis donc rentré à 20h à Rueil-Malmaison, soit 1 heure du matin, heure d'Almaty : une bien longue journée, mais avec l'immense plaisir de revoir Grégoire et Louis après 1 mois d'absence !
Mercredi 17 novembre
C'est fou, rien ne s'est arrête pendant notre absence, alors une longue journée à tout rattraper, retour à la maison à 20h30...
samedi 13 novembre 2010
Dernier week-end !
Le samedi est une journée beaucoup plus calme à l'orphelinat, aussi avons-nous sauté sur l'occasion pour demander si on pouvait visiter la pièce de vie, ainsi que la chambre des enfants du groupe de notre fille.
Autorisation accordée !
Nous avons donc pu enfin pénétrer dans le saint des saints.
La première (petite) pièce fait office de bureau / cuisine / salle de bonding quand la salle de musique est occupée.
On entre ensuite dans une grande salle d'environ 30 m2 où les enfants passent l'essentiel de leur temps d'éveil.
On y trouve un très grand parc où les bébés les plus jeunes passent la majorité de leur temps.
A côté de ce parc se situent 4 à 5 youpalas où les enfants sont également mis très tôt, malheureusement souvent devant la télé allumée avec des programmes pas vraiments adaptés.
Dans le groupe de mademoiselle, il y a en ce moment 13 enfants dont le plus âgé a 14 mois et le plus jeune a 2 mois. Quand tous se mettent à pleurer en même temps, dans cette pièce, vous imaginez le concert !
La porte que vous voyez au fond donne sur la dernière salle du groupe, la chambre à coucher.
13 lits à barreaux, rapprochés 2 à 2 (sauf un) dans une pièce d'angle très lumineuse, chaleureuse avec une jolie décoration et beaucoup de jouets.
Comme vous pouvez le voir, cet orphelinat, comme d'ailleurs semble-t-il beaucoup au Kazakhstan est très loin de l'image de mouroir pour enfant que l'imaginaire véhicule lorsque l'on parle de pays de l'est.
Pour s'occuper des 13 enfants, il y a au moins 6 ou 7 nounous, et même si certains enfants nécessitent plus de soins de par leur santé ou leur handicap, tous bénéficient de la supervision bienveillante du personnel.
Ce qu'il leur manque, c'est de l'amour... un amour exclusif et pas "payé" par l'état où la collectivité.
Si le jugement qui vient bientôt s'avère positif, notre fille aura une vraie famille et tout l'amour qu'on pourra lui donner !
Autorisation accordée !
Nous avons donc pu enfin pénétrer dans le saint des saints.
La première (petite) pièce fait office de bureau / cuisine / salle de bonding quand la salle de musique est occupée.
On entre ensuite dans une grande salle d'environ 30 m2 où les enfants passent l'essentiel de leur temps d'éveil.
On y trouve un très grand parc où les bébés les plus jeunes passent la majorité de leur temps.
A côté de ce parc se situent 4 à 5 youpalas où les enfants sont également mis très tôt, malheureusement souvent devant la télé allumée avec des programmes pas vraiments adaptés.
Dans le groupe de mademoiselle, il y a en ce moment 13 enfants dont le plus âgé a 14 mois et le plus jeune a 2 mois. Quand tous se mettent à pleurer en même temps, dans cette pièce, vous imaginez le concert !
La porte que vous voyez au fond donne sur la dernière salle du groupe, la chambre à coucher.
13 lits à barreaux, rapprochés 2 à 2 (sauf un) dans une pièce d'angle très lumineuse, chaleureuse avec une jolie décoration et beaucoup de jouets.
Comme vous pouvez le voir, cet orphelinat, comme d'ailleurs semble-t-il beaucoup au Kazakhstan est très loin de l'image de mouroir pour enfant que l'imaginaire véhicule lorsque l'on parle de pays de l'est.
Pour s'occuper des 13 enfants, il y a au moins 6 ou 7 nounous, et même si certains enfants nécessitent plus de soins de par leur santé ou leur handicap, tous bénéficient de la supervision bienveillante du personnel.
Ce qu'il leur manque, c'est de l'amour... un amour exclusif et pas "payé" par l'état où la collectivité.
Si le jugement qui vient bientôt s'avère positif, notre fille aura une vraie famille et tout l'amour qu'on pourra lui donner !
vendredi 12 novembre 2010
Temps libre...
Aujourd'hui, mademoiselle n'était pas en forme.
En fait, elle a visiblement des dents qui poussent et ça la fait souffrir.
Espérons que ça aie mieux demain...
Mais tout ça nous laisse encore pas mal de temps à tuer.
J'ai amené avec moi 8 livres, soir relativement peu par rapport à ce que j'emmène en vacances, mais, bon, ici, il n'y a pas de plage...
Le choix est assez éclectique, mais je vais ici parler des trois qui m'ont le plus plu :
La nostalgie de l'ange, d'Alice Sebold : la petite Susie Salmon, 14 ans, a été violée et assassinée et depuis le paradis où elle se retrouve, elle suit l'enquête policière, sa famille, son meurtrier. Elle observe la douleur et la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation...

Les gens, de Philippe Labro : On suit trois destins de la Californie à Paris, trois vies qui finissent par se croiser et dont le point commun est le manque d'amour.
Une belle histoire, sans temps morts avec la fluidité d'écriture de Labro, c'est captivant, et à vrai dire, on en voudrait plus, quand la dernière page est tournée.
Les croassements de la nuit, de Preston & Child : un thriller dans les immenses plaines du Kansas, avec un tueur en série et un détective hors du commun, mélange de Sherlock Holmes et de Myron Bolitar (le héros récurrent de Harlan Coben, que je vous recommande d'ailleurs aussi vivement).
C'est ma belle-soeur (merci Carole...) qui m'avait acheté ce livre, il y a pas mal de temps, et j'avais oublié de le lire. Erreur ! C'est vraiment un thriller palpitant, une histoire pleine de suspense jusqu'au bout. Le héros est d'ailleurs devenu un personnage récurrent des auteurs.
Je vais m'empresser d'acheter les autres livres dès notre retour. Ça me fera de la lecture pour les deuxième et troisième voyages...
En fait, elle a visiblement des dents qui poussent et ça la fait souffrir.
On lui avait acheté la semaine dernière un hochet avec des clés en plastique gélifié, idéal à mâchonner quand on a mal aux dents. Elle n'a pas arrêté de le mettre à la bouche aujourd'hui, alors que d'habitude elle ne lui témoigne que peu d'intérêt.
Espérons que ça aie mieux demain...
Par ailleurs, comme vous avez pu le remarquer, on a beaucoup de temps libre en dehors de la bonding.
Naturellement, les sorties en ville avec nos amis adoptants français d'Almaty occupent bien une partie de ce temps libre, de même, comme je le disais en début de semaine, qu'Internet et ses dérivés (Skype, blog, forums...).
Alors on regarde des films (nous en avons prévu une trentaine, il en reste pas mal à regarder...), et, en ce qui me concerne, je lis beaucoup.
J'ai amené avec moi 8 livres, soir relativement peu par rapport à ce que j'emmène en vacances, mais, bon, ici, il n'y a pas de plage...
Le choix est assez éclectique, mais je vais ici parler des trois qui m'ont le plus plu :
La nostalgie de l'ange, d'Alice Sebold : la petite Susie Salmon, 14 ans, a été violée et assassinée et depuis le paradis où elle se retrouve, elle suit l'enquête policière, sa famille, son meurtrier. Elle observe la douleur et la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation...
Ceux qui connaissent notre histoire (pour les autres, voir le premier post) comprendront à quel point ce livre me touche et les échos, mais aussi les espoirs qu'il fait résonner en moi.
Si j'avais une once de talent littéraire, c'est ce genre de livre qui me pousserai à écrire !Peter Jackson, le réalisateur de la trilogie du Seigneur des Anneaux, en a d'ailleurs tiré un film qui s'appelle Lovely Bones, titre original du livre en anglais, et que je vous recommande.

Les gens, de Philippe Labro : On suit trois destins de la Californie à Paris, trois vies qui finissent par se croiser et dont le point commun est le manque d'amour.
Une belle histoire, sans temps morts avec la fluidité d'écriture de Labro, c'est captivant, et à vrai dire, on en voudrait plus, quand la dernière page est tournée.
Les croassements de la nuit, de Preston & Child : un thriller dans les immenses plaines du Kansas, avec un tueur en série et un détective hors du commun, mélange de Sherlock Holmes et de Myron Bolitar (le héros récurrent de Harlan Coben, que je vous recommande d'ailleurs aussi vivement).
C'est ma belle-soeur (merci Carole...) qui m'avait acheté ce livre, il y a pas mal de temps, et j'avais oublié de le lire. Erreur ! C'est vraiment un thriller palpitant, une histoire pleine de suspense jusqu'au bout. Le héros est d'ailleurs devenu un personnage récurrent des auteurs.
Je vais m'empresser d'acheter les autres livres dès notre retour. Ça me fera de la lecture pour les deuxième et troisième voyages...
mercredi 10 novembre 2010
A la recherche du magasin perdu...
Aujourd'hui encore, il a fait super beau sur Almaty.
Ça fait trois semaines que nous sommes là et à part 1 jour de neige et 3 jours de pluie, nous avons eu beau temps tout le temps et entre 12 et 15° en moyenne.
Et la météo prévoit le même temps jusqu'à mercredi prochain, où les températures vont dégringoler.
Mais comme on sera à Paris...
Nous avons rencontré aujourd'hui une nouvelle arrivée sur Almaty, Laurence, qui espère trouver son enfant rapidement.
Avec Françoise et Laurence, nous sommes donc partis à la recherche d'un magasin de produits kazakhs typiques que Françoise avait trouvé très sympa lors d'un séjour précédent. On aimerait bien y trouver des chapkas pour ramener aux garçons.
On a marché, marché, marché, mais on l'a jamais trouvé.
Pas si grave, on avait tellement marché qu'on a trouvé un autre magasin du même genre où l'on va normalement en bus. Sympa, avec de très beaux tableaux locaux, mais pas de chapkas...
Mais juste à côté, un pub assez sympa, le Glen Pub, ou serveurs et serveuses sont en kilts ! Bon, ça veut quand même pas dire qu'ils parlent anglais...
On y trouve plein de whiskys différents et on peut même y manger du Haggis, plat typiquement écossais s'il en est.
On devait aussi trouver un Internet café pour imprimer nos billets d'avions.
Dans celui du Ritz (l'un des 2 centres commerciaux à côté de chez nous), un quart d'heure d'Internet et l'impression de 6 pages nous ont coûté la somme exorbitantes de... 60 tenges, soit environ 30 centimes. Parfois le Kazakhstan a de bons côtés ;-)
Bonding plus tardive aujourd'hui, à 17 heures (avant, c'est apparemment la journée des parents kazakhs).
Mademoiselle sortait de la sieste, alors au début, elle était plus calme.
Mais, as usual, ça n'a pas duré.
Elle nous apprécie de plus en plus et aujourd'hui, en plus des sourires récurrents, elle nous a gratifiés de magnifiques grimaces, visiblement son expression d'un haut niveau de contentement.
Ça va être difficile de lui dire au revoir lundi prochain, et de se dire que quand on la reverra, un mois plus tard au minimum, elle nous aura vraisemblablement oubliés.
Ça fait trois semaines que nous sommes là et à part 1 jour de neige et 3 jours de pluie, nous avons eu beau temps tout le temps et entre 12 et 15° en moyenne.
Et la météo prévoit le même temps jusqu'à mercredi prochain, où les températures vont dégringoler.
Mais comme on sera à Paris...
Nous avons rencontré aujourd'hui une nouvelle arrivée sur Almaty, Laurence, qui espère trouver son enfant rapidement.
Avec Françoise et Laurence, nous sommes donc partis à la recherche d'un magasin de produits kazakhs typiques que Françoise avait trouvé très sympa lors d'un séjour précédent. On aimerait bien y trouver des chapkas pour ramener aux garçons.
On a marché, marché, marché, mais on l'a jamais trouvé.
Pas si grave, on avait tellement marché qu'on a trouvé un autre magasin du même genre où l'on va normalement en bus. Sympa, avec de très beaux tableaux locaux, mais pas de chapkas...
Mais juste à côté, un pub assez sympa, le Glen Pub, ou serveurs et serveuses sont en kilts ! Bon, ça veut quand même pas dire qu'ils parlent anglais...
On y trouve plein de whiskys différents et on peut même y manger du Haggis, plat typiquement écossais s'il en est.
On devait aussi trouver un Internet café pour imprimer nos billets d'avions.
Dans celui du Ritz (l'un des 2 centres commerciaux à côté de chez nous), un quart d'heure d'Internet et l'impression de 6 pages nous ont coûté la somme exorbitantes de... 60 tenges, soit environ 30 centimes. Parfois le Kazakhstan a de bons côtés ;-)
Bonding plus tardive aujourd'hui, à 17 heures (avant, c'est apparemment la journée des parents kazakhs).
Mademoiselle sortait de la sieste, alors au début, elle était plus calme.
Mais, as usual, ça n'a pas duré.
Elle nous apprécie de plus en plus et aujourd'hui, en plus des sourires récurrents, elle nous a gratifiés de magnifiques grimaces, visiblement son expression d'un haut niveau de contentement.
Ça va être difficile de lui dire au revoir lundi prochain, et de se dire que quand on la reverra, un mois plus tard au minimum, elle nous aura vraisemblablement oubliés.
mardi 9 novembre 2010
Miracles de la communication à travers Internet
Rien écrit hier soir...
En fait, on a passé beaucoup de temps sur Skype avec les enfants.
Miracle de l'Internet, Skype permet une communication audio et vidéo gratuite à 5000 kms. Malheureusement, le débit de la clé USB 3G qui nous équipe ici est franchement mauvais, donc ça coupe très souvent et la vidéo marche rarement.
Quand on va dans un bar équipé Wifi l'après-midi, le débit est nettement meilleur, mais les enfants... sont à l'école.
J'ai downloadé une autre solution, Logitech Vid HD, qui permet de mieux fonctionner en 3G, avec une image sensiblement meilleure.
Ça reste en tout cas génial de pouvoir communiquer tous les jours gratuitement avec les enfants. Enfin, génial pour nous, parce que la conversation tourne souvent sur les devoirs et les notes à l'école.
On communique d'ailleurs aussi par le même biais avec des adoptants d'autres régions du Kazakhstan.
La bonding se poursuit toujours sans souci.
Notre fille est de plus en plus tonique et nous accueille maintenant visiblement avec plaisir.
Ses plus grands plaisirs : tout porter à la bouche (surtout si c'est en plastique et que ça fait du bruit) et écouter de la musique dans les bras de papa.
Ce sera sûrement une mélomane, la musique a un effet très apaisant sur elle.
Il est vrai que, même si j'ai beaucoup de hard rock sur mon i-Phone, on essaie plutôt de lui passer des morceaux plus "accessibles" : les Beatles, John Lennon, Dire Straits, Abba si c'est maman qui choisit ou un concerto de Mozart qui est le seul morceau de classique que j'aie ici.
On continue à rencontrer tous les jours les adoptants français qui sont sur Almaty, soit parce qu'il adoptent ici, soit parce que Almaty est un passage obligé avant le grand retour vers la France avec le nouveau/la nouvelle franco-kazakh.
A ce titre, nous attendons avec impatience que Valérie qui arrive demain de Paris et va à Taldy-Korgan chercher sa fille, revienne sur Almaty et nous la présente, vendredi ou samedi.
Enfin, on commence à se préparer au retour sur Paris mardi prochain, Corinne directement avec une heure et demie d'escale à Amsterdam et moi qui resterai 4 heures de plus à Amsterdam pour un rendez-vous avec un client.
On aura grand plaisir à vous revoir dés notre retour, avant, on l'espère, de repartir mi-décembre pour le jugement.
On ne l'a donc pas laissé à l'orphelinat, on a juste fait 3 ou 4 centaines de photos avec mademoiselle dedans.
En fait, on a passé beaucoup de temps sur Skype avec les enfants.
Miracle de l'Internet, Skype permet une communication audio et vidéo gratuite à 5000 kms. Malheureusement, le débit de la clé USB 3G qui nous équipe ici est franchement mauvais, donc ça coupe très souvent et la vidéo marche rarement.
Quand on va dans un bar équipé Wifi l'après-midi, le débit est nettement meilleur, mais les enfants... sont à l'école.
J'ai downloadé une autre solution, Logitech Vid HD, qui permet de mieux fonctionner en 3G, avec une image sensiblement meilleure.
Ça reste en tout cas génial de pouvoir communiquer tous les jours gratuitement avec les enfants. Enfin, génial pour nous, parce que la conversation tourne souvent sur les devoirs et les notes à l'école.
On communique d'ailleurs aussi par le même biais avec des adoptants d'autres régions du Kazakhstan.
La bonding se poursuit toujours sans souci.
Notre fille est de plus en plus tonique et nous accueille maintenant visiblement avec plaisir.
Ses plus grands plaisirs : tout porter à la bouche (surtout si c'est en plastique et que ça fait du bruit) et écouter de la musique dans les bras de papa.
Ce sera sûrement une mélomane, la musique a un effet très apaisant sur elle.
Il est vrai que, même si j'ai beaucoup de hard rock sur mon i-Phone, on essaie plutôt de lui passer des morceaux plus "accessibles" : les Beatles, John Lennon, Dire Straits, Abba si c'est maman qui choisit ou un concerto de Mozart qui est le seul morceau de classique que j'aie ici.
On continue à rencontrer tous les jours les adoptants français qui sont sur Almaty, soit parce qu'il adoptent ici, soit parce que Almaty est un passage obligé avant le grand retour vers la France avec le nouveau/la nouvelle franco-kazakh.
A ce titre, nous attendons avec impatience que Valérie qui arrive demain de Paris et va à Taldy-Korgan chercher sa fille, revienne sur Almaty et nous la présente, vendredi ou samedi.
Enfin, on commence à se préparer au retour sur Paris mardi prochain, Corinne directement avec une heure et demie d'escale à Amsterdam et moi qui resterai 4 heures de plus à Amsterdam pour un rendez-vous avec un client.
On aura grand plaisir à vous revoir dés notre retour, avant, on l'espère, de repartir mi-décembre pour le jugement.
Voila le dernier acheté, avant de se rendre compte en l'enfilant à la petite qu'il était "recommandé de ne pas faire dormir l'enfant avec" ;-(
C'est très logique pour un pyjama, non ?
dimanche 7 novembre 2010
Un jour au zoo.
Pas de bonding, aujourd'hui. C'est dimanche...
Néanmoins, on a pu voir des lions d'Asie, assez rares et plus blancs que ceux d'Afrique que nous avions vu au Kenya cet été : mais voila, au Kenya, ils étaient en liberté, et ça change tout.
Il y a aussi pas mal de léopards et, fait surprenant, pas mal de petits nés au zoo d'Almaty.

Parmi les animaux qu'on a peu l'habitude de voir il y a les chameaux, qui sont beaucoup plus impressionnants que les dromadaires.
En fait, nous logeons dans un des quartiers chics de la ville (Samal district) et l'intérieur des appartements est en général assez éloigné de l'aspect extérieur des immeubles.
Quand nous reviendrons pour le jugement, nous essayerons de trouver un appartement plus au centre, à côté de l'Arbat; ce sera plus sympa.
Après avoir paressé comme d'habitude, nous avons rejoint Françoise et son fils dans un café sympa de l'Arbat (la grande rue piétonne) : le Moka Loca.
Ensuite, tous ensemble nous avons pris le bus pour le parc Gorki et le zoo d'Almaty.
S'y promener est très agréable et si on le traverse de part en part, on arrive au zoo d'Almaty.
C'est un zoo typique de ce qu'on l'on faisait avant (cf l'ancien zoo de Vincennes pour ceux qui l'avaient visité), c'est à dire que beaucoup d'animaux sont dans des cages grillagées avec un espace beaucoup trop petit pour leur santé mentale.
![]() |
| Adorable petit léopard avec sa mère |
Beaucoup d'animaux n'étaient pas visibles, et heureusement, parce que, animaux de contrées plus chaudes ils ne supporteraient pas d'être dehors par les 7° qu'il faisait aujourd'hui. Ils ont en fait tous des bâtiments chauffés pour se réfugier.
Il y a aussi pas mal de léopards et, fait surprenant, pas mal de petits nés au zoo d'Almaty.

Parmi les animaux qu'on a peu l'habitude de voir il y a les chameaux, qui sont beaucoup plus impressionnants que les dromadaires.
Et les loups, qui avaient l'air si tristes derrière leurs barreaux.
On est ensuite allés dîner chez Françoise et retour tardif au bercail pour Skyper avec Grégoire, Louis et leur grand-mère et remplir ce génialissime (n'ayons pas peur des mots) blog.
Il a franchement l'air miteux comme ça, mais si vous regardez plus précisément les voitures sur la photo, vous pouvez distinguer 2 BMW, une Lexus et un Pajero.
Quand nous reviendrons pour le jugement, nous essayerons de trouver un appartement plus au centre, à côté de l'Arbat; ce sera plus sympa.
samedi 6 novembre 2010
Salle de musique, pyjama potiron et vente-privée.com
Le samedi, il y a une atmosphère plus calme, moins fébrile à l'orphelinat.
Nous avons récupéré notre fille et nous sommes restés un peu plus d'une heure ensemble dans la grande salle de musique.
Mademoiselle était en grande forme aujourd'hui et nous avons eu le droit à beaucoup de sourires de sa part. Elle apprécie visiblement de plus en plus notre présence, mais maintenant, quand elle rampe sur le tapis de la salle de musique ce n'est pas pour un appareil photo ou pour un paquet de lingettes; non, c'est pour grimper dans les bras de son papa !
Et oui ! Et ensuite, papa doit faire le tour de la pièce avec sa fille dans les bras pendant une demi-heure.
Elle a beau faire 6/7 kilos toute mouillée, en repartant de l'orphelinat, et bien papa, il a mal au dos ;-)
On est ensuite allé en ville et miracle de l'Internet, Corinne a fait ses courses sur vente-privée.com. C'est magique !
Et enfin, on a trouvé ce très mignon pyjama chez "mothercare" et on n'a pas résisté : encore un pyjama qui subira l'épreuve des reflux gastriques de mademoiselle. Je ne vous ai pas dit qu'elle régurgitait beaucoup ?
Nous avons récupéré notre fille et nous sommes restés un peu plus d'une heure ensemble dans la grande salle de musique.
Mademoiselle était en grande forme aujourd'hui et nous avons eu le droit à beaucoup de sourires de sa part. Elle apprécie visiblement de plus en plus notre présence, mais maintenant, quand elle rampe sur le tapis de la salle de musique ce n'est pas pour un appareil photo ou pour un paquet de lingettes; non, c'est pour grimper dans les bras de son papa !
Et oui ! Et ensuite, papa doit faire le tour de la pièce avec sa fille dans les bras pendant une demi-heure.
Elle a beau faire 6/7 kilos toute mouillée, en repartant de l'orphelinat, et bien papa, il a mal au dos ;-)
On est ensuite allé en ville et miracle de l'Internet, Corinne a fait ses courses sur vente-privée.com. C'est magique !
Et enfin, on a trouvé ce très mignon pyjama chez "mothercare" et on n'a pas résisté : encore un pyjama qui subira l'épreuve des reflux gastriques de mademoiselle. Je ne vous ai pas dit qu'elle régurgitait beaucoup ?
vendredi 5 novembre 2010
Une journée de bonding...
Voila comment se déroulent la plupart de nos journées.
Réveil tardif entre 9h30 et 10h30 (il faut dire que le coucher est en général aussi tardif) et petit déjeuner dans la cuisine. Après quelques hésitations, on a trouvé nos marques et de bons produits pour le petit-déjeuner, à part le jus d'orange qui est toujours loin de valoir le Tropicana frais qu'on trouve en France.
On va ensuite faire les courses dans l'un des deux centres commerciaux voisins, le Ramstore ou le Ritz.
Le Ramstore est l'un des grands centres commerciaux de la ville, avec un très grand supermarché et des tas de boutiques de fringues à l'occidentale (il y a même Du pareil au même...).
Au centre du Ramstore, une patinoire, certes petite, mais avec parfois beaucoup de monde.
On y trouve également plusieurs restos dont un très sympa où on mange de bonnes salades ou de bonnes pâtes.
Le Ritz, lui fait très "ascension sociale" : au rez-de-chaussée, le prolétariat avec supermarché et quelques boutiques style bazar. Si on monte au premier, à part un web café, on trouvera, pour les classes moyennes, comme au Ramstore, des boutiques de vêtements et de chaussures à l'occidentale, et enfin au deuxième, nous tutoyons la grande bourgeoisie, avec, à côté d'un salon d'esthétique pompeusement appelé "Ambassade de la beauté" une méga boutique de grand luxe, avec toutes les marques qu'on trouve dans les quartiers chics de Paris (Dior, Dolce & Gabbana, Tartine et Chocolat...) à des prix prohibitifs (un manteau en simili fourrure pour petite fille à 400,000 Tenge soit 2000 €).
Courses faites, nous mangeons au Ramstore ou sur le pouce à la maison.
Puis nous démarrons à 14h30 pour l'orphelinat.
Une bonne marche de 1,2 kms nous y amène en 20 minutes.
Nous montons à l'étage où se trouve le groupe de notre fille qui nous est en général amenée tout de suite et nous restons avec elle jusqu'à 16h00, soit dans une petite salle attenante à la salle de jeux des enfants ou dans la grande salle de musique de l'orphelinat (40 M2 avec un immense tapis au sol).
On nous fournit une grande couverture à mettre sur le sol, que nous complétons par une couverture d'avion que Françoise nous a gentiment donnée. Et c'est une bonne chose, parce que la demoiselle, qui vient de déjeuner, a tendance à beaucoup régurgiter (nous avons en général changé d'odeur quand nous quittons l'orphelinat ;-) )
Notre fille est une vraie pile électrique qui ne supporte pas l'immobilité; elle veut en permanence être debout, elle adore être promenée et, posée sur le sol, elle rampe immédiatement vers, non pas les hochets, peluches et autres jouets que nous lui avons acheté, mais vers ces trésors insoupçonnables que sont les appareils photos, caméscopes et aussi paquets de mouchoir en plastiques. Pour quoi faire me direz-vous ? Pour tout mettre à la bouche. Et oui ! Déjà deux dents de sorties et on sent les autres qui viennent, donc mademoiselle machouille tout ce qu'elle trouve.
En bref, nous ne passons qu'entre une heure et une heure et quart avec elle par jour, mais on ne s'ennuie à aucun moment.
On ne l'a jamais vu dormir, on ne l'a jamais vu manger, mais on espère que ces moments se passent correctement avec elle.
A la sortie de l'orphelinat, soit on rentre se légumer à l'appartement - lecture, Internet, films, jeux sur l'i-phone (n'est-ce pas Corinne ?) - soit on prend le bus pour descendre en ville et retrouver Françoise et son fils dans un de nos cafés wifi favori (celui où je me suis fait voler mon portefeuille, je ne suis pas rancunier).
On en profite pour faire du Skype à plus grand débit avec les enfants restés à Rueil, qui nous manquent, et à qui on espère manquer.
On reste parfois jusqu'au dîner dans ce café où dans un autre, ou on reprend le bus vers nos pénates, avec dîner, suivi de films ou de séries (on s'est fait les 6 épisodes de Millenium, les 6 épisodes de Mentalist qui passent en France pendant qu'on est au Kazakhstan, plus plein d'autres films -hier soir c'était Mamma Mia, parce qu'on s'est aperçu que mademoiselle, très mélomane avait des goûts très éclectiques qui l'amenent à aimer autant Mozart (Concerto en la Majeur pour clarinette et violons - "Out of Africa") que John Lennon (Imagine), Green Day et donc ABBA (The winner takes it all, Dancing Queen, Mamma mia, Take a chance on me... une vraie fan, comme sa mère !)
Ensuite, re-lecture, jeux, Internet jusqu'au dodo entre minuit et 1 heure.
Bref des journées assez bien remplies.
Et pour répondre à une question d'Elodie, qu'est-ce qui va se passer ensuite.
La bonding se terminera le 15 novembre.
Nous rentrons le 16 novembre (Corinne direct, moi avec une pause de quelques heures à Amsterdam pour voir un client) et nous attendons d'être convoqués pour le jugement, que nous espérons vers le 15 décembre.
Retour à Almaty pour le jugement, compter une semaine sur place.
Suite au jugement que nous espérons naturellement positif, il y a une période d'appel de 15 jours. Nous reviendrons en France juste après le jugement. Ce n'est qu'à la fin de cette période d'appel que mademoiselle sera définitivement notre fille et que donc vous pourrez voir sa frimousse ici.
Il faudra alors lui faire faire un passeport Kazakh et un visa de sortie du territoire. C'est notre facilitatrice qui s'en occupera. Quand ces deux documents seront prêts, nous reviendrons une dernière fois à Almaty la récuperer à l'orphelinat, la présenter au Consulat de France pour obtenir un visa d'entrée en France. Là encore, une semaine environ, puis enfin le retour définitif en France.
Là, nous ferons les papiers pour une adoption plénière que nous devrions obtenir entre 6 mois et un an plus tard.
La miss sera alors bi-nationale Française / Kazakhe jusqu'à sa majorité, charge à nous d'envoyer chaque année à Almaty un document de suivi.
Réveil tardif entre 9h30 et 10h30 (il faut dire que le coucher est en général aussi tardif) et petit déjeuner dans la cuisine. Après quelques hésitations, on a trouvé nos marques et de bons produits pour le petit-déjeuner, à part le jus d'orange qui est toujours loin de valoir le Tropicana frais qu'on trouve en France.
On va ensuite faire les courses dans l'un des deux centres commerciaux voisins, le Ramstore ou le Ritz.
Le Ramstore est l'un des grands centres commerciaux de la ville, avec un très grand supermarché et des tas de boutiques de fringues à l'occidentale (il y a même Du pareil au même...).
Au centre du Ramstore, une patinoire, certes petite, mais avec parfois beaucoup de monde.
![]() |
| Ramstore, boutiques et patinoire |
Le Ritz, lui fait très "ascension sociale" : au rez-de-chaussée, le prolétariat avec supermarché et quelques boutiques style bazar. Si on monte au premier, à part un web café, on trouvera, pour les classes moyennes, comme au Ramstore, des boutiques de vêtements et de chaussures à l'occidentale, et enfin au deuxième, nous tutoyons la grande bourgeoisie, avec, à côté d'un salon d'esthétique pompeusement appelé "Ambassade de la beauté" une méga boutique de grand luxe, avec toutes les marques qu'on trouve dans les quartiers chics de Paris (Dior, Dolce & Gabbana, Tartine et Chocolat...) à des prix prohibitifs (un manteau en simili fourrure pour petite fille à 400,000 Tenge soit 2000 €).
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| Le Ritz |
Puis nous démarrons à 14h30 pour l'orphelinat.
Une bonne marche de 1,2 kms nous y amène en 20 minutes.
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| Le jardin de l'orphelinat... ou les enfants ne vont plus dès la fin de l'été |
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| Orphelinat n°3 d'Almaty |
On nous fournit une grande couverture à mettre sur le sol, que nous complétons par une couverture d'avion que Françoise nous a gentiment donnée. Et c'est une bonne chose, parce que la demoiselle, qui vient de déjeuner, a tendance à beaucoup régurgiter (nous avons en général changé d'odeur quand nous quittons l'orphelinat ;-) )
Notre fille est une vraie pile électrique qui ne supporte pas l'immobilité; elle veut en permanence être debout, elle adore être promenée et, posée sur le sol, elle rampe immédiatement vers, non pas les hochets, peluches et autres jouets que nous lui avons acheté, mais vers ces trésors insoupçonnables que sont les appareils photos, caméscopes et aussi paquets de mouchoir en plastiques. Pour quoi faire me direz-vous ? Pour tout mettre à la bouche. Et oui ! Déjà deux dents de sorties et on sent les autres qui viennent, donc mademoiselle machouille tout ce qu'elle trouve.
En bref, nous ne passons qu'entre une heure et une heure et quart avec elle par jour, mais on ne s'ennuie à aucun moment.
On ne l'a jamais vu dormir, on ne l'a jamais vu manger, mais on espère que ces moments se passent correctement avec elle.
A la sortie de l'orphelinat, soit on rentre se légumer à l'appartement - lecture, Internet, films, jeux sur l'i-phone (n'est-ce pas Corinne ?) - soit on prend le bus pour descendre en ville et retrouver Françoise et son fils dans un de nos cafés wifi favori (celui où je me suis fait voler mon portefeuille, je ne suis pas rancunier).
On en profite pour faire du Skype à plus grand débit avec les enfants restés à Rueil, qui nous manquent, et à qui on espère manquer.
On reste parfois jusqu'au dîner dans ce café où dans un autre, ou on reprend le bus vers nos pénates, avec dîner, suivi de films ou de séries (on s'est fait les 6 épisodes de Millenium, les 6 épisodes de Mentalist qui passent en France pendant qu'on est au Kazakhstan, plus plein d'autres films -hier soir c'était Mamma Mia, parce qu'on s'est aperçu que mademoiselle, très mélomane avait des goûts très éclectiques qui l'amenent à aimer autant Mozart (Concerto en la Majeur pour clarinette et violons - "Out of Africa") que John Lennon (Imagine), Green Day et donc ABBA (The winner takes it all, Dancing Queen, Mamma mia, Take a chance on me... une vraie fan, comme sa mère !)
Ensuite, re-lecture, jeux, Internet jusqu'au dodo entre minuit et 1 heure.
Bref des journées assez bien remplies.
Et pour répondre à une question d'Elodie, qu'est-ce qui va se passer ensuite.
La bonding se terminera le 15 novembre.
Nous rentrons le 16 novembre (Corinne direct, moi avec une pause de quelques heures à Amsterdam pour voir un client) et nous attendons d'être convoqués pour le jugement, que nous espérons vers le 15 décembre.
Retour à Almaty pour le jugement, compter une semaine sur place.
Suite au jugement que nous espérons naturellement positif, il y a une période d'appel de 15 jours. Nous reviendrons en France juste après le jugement. Ce n'est qu'à la fin de cette période d'appel que mademoiselle sera définitivement notre fille et que donc vous pourrez voir sa frimousse ici.
Il faudra alors lui faire faire un passeport Kazakh et un visa de sortie du territoire. C'est notre facilitatrice qui s'en occupera. Quand ces deux documents seront prêts, nous reviendrons une dernière fois à Almaty la récuperer à l'orphelinat, la présenter au Consulat de France pour obtenir un visa d'entrée en France. Là encore, une semaine environ, puis enfin le retour définitif en France.
Là, nous ferons les papiers pour une adoption plénière que nous devrions obtenir entre 6 mois et un an plus tard.
La miss sera alors bi-nationale Française / Kazakhe jusqu'à sa majorité, charge à nous d'envoyer chaque année à Almaty un document de suivi.
jeudi 4 novembre 2010
Almaty - suite...
Suite de notre découverte de Almaty.
Mais avant cela, des nouvelles de la bonding.
Tout continue à se passer très bien. Notre fille est toujours aussi adorable, tour à tour interloquée par ces nouvelles personnes qui disent s'appeler "papa" et "maman", souriante lorsque "maman" lui fait "la bêbete qui monte, qui monte..." ou lorsque papa la soulève loin au dessus de sa tête.
En bref, nous sommes gaga !
Mais revenons à Almaty.
Au centre ville, se trouve un grand parc, le Parc Panfilov, du nom d'un héros soviétique de la seconde guerre mondiale, originaire du Kazakhstan.
A sa mémoire et à celle de 27 soldats qui l'ont accompagné dans la mort face aux nazis, une énorme statue, soviétique en diable a été construite. Le plus surprenant, c'est que c'est le point de ralliement obligatoire de jeunes mariés pour faire les photos souvenirs; le samedi où nous y sommes allés, il devaient bien y avoir une quinzaine de couples de mariés, avec la mariée et les femmes en général vêtues d'une jupe ultra-courte qui se les gelaient (Il avait neigé, la veille).
Dans ce même parc, il y a aussi une très belle église orthodoxe, la cathédrale Zhenkov, construite en 1870 entièrement en bois et sans aucun clou. A l'intérieur, atmosphère beaucoup plus sombre que dans nos églises occidentales, avec énormément de cierges qui brûlent.
A proximité du parc Panfilov, se trouve le "grand" bazar de la ville, le Bazar vert.
Assez sympathique et très encombré, il est quand même très loin des grands bazars du monde musulman comme au Caire. On y a acheté des jus de fruits frais pressés, des pistaches, des cerises confites, du miel, un sac à dos, un bouchon de baignoire et le joli pyjama pour la demoiselle que je vous ai mis en photo avant-hier : un vrai bazar, quoi...
Juste à côté, un des rares vieux bâtiments de la ville, typiquement russe.
Vous noterez au premier plan un 4x4 : au moins un tiers des voitures dans cette ville sont des 4x4 et très souvent de grand luxe (Porsche Cayenne, Lexus, Range Rover...). Le Kazakhstan est très riche en pétrole et en gaz et le pétrole, ça paye...
Depuis le Zhylioniy bazar (le bazar vert), une artère devient vite piétonne avec plein de tableaux exposés sur des tréteaux et de nombreux cafés sympas, l'Arbat.
C'est à la terrasse d'un de ces cafés, où nous allons quotidiennement pour le Wifi qui fonctionne bien plus rapidement que notre accès dans l'appartement, que je me suis fait voler mon portefeuille.
Il fallait bien que ça m'arrive un jour. Heureusement, il n'y avait que des cartes de crédit (opposition immédiate), ma carte d'identité et mon permis de conduire.
Le plus important, les passeports et l'argent liquide était dans une banane que je porte à même la peau; bien m'en a pris.
Sur l'Arbat, on trouve l'équivalent local des Galeries Lafayettes, le TSUM. Enfin, de petites Galeries Lafayettes, mais surtout un grand bordel où on trouve des chaussettes dans le rayon fourrure et où tout le RDC est consacré à la téléphonie mobile (le Kazakh est très communiquant !)
Ah oui, j'ai oublié de vous dire, à Almaty, il y a aussi la tour Eiffel. Si, si...
A suivre...
Mais avant cela, des nouvelles de la bonding.
Tout continue à se passer très bien. Notre fille est toujours aussi adorable, tour à tour interloquée par ces nouvelles personnes qui disent s'appeler "papa" et "maman", souriante lorsque "maman" lui fait "la bêbete qui monte, qui monte..." ou lorsque papa la soulève loin au dessus de sa tête.
En bref, nous sommes gaga !
Mais revenons à Almaty.
Au centre ville, se trouve un grand parc, le Parc Panfilov, du nom d'un héros soviétique de la seconde guerre mondiale, originaire du Kazakhstan.
A sa mémoire et à celle de 27 soldats qui l'ont accompagné dans la mort face aux nazis, une énorme statue, soviétique en diable a été construite. Le plus surprenant, c'est que c'est le point de ralliement obligatoire de jeunes mariés pour faire les photos souvenirs; le samedi où nous y sommes allés, il devaient bien y avoir une quinzaine de couples de mariés, avec la mariée et les femmes en général vêtues d'une jupe ultra-courte qui se les gelaient (Il avait neigé, la veille).
Dans ce même parc, il y a aussi une très belle église orthodoxe, la cathédrale Zhenkov, construite en 1870 entièrement en bois et sans aucun clou. A l'intérieur, atmosphère beaucoup plus sombre que dans nos églises occidentales, avec énormément de cierges qui brûlent.
A proximité du parc Panfilov, se trouve le "grand" bazar de la ville, le Bazar vert.
Assez sympathique et très encombré, il est quand même très loin des grands bazars du monde musulman comme au Caire. On y a acheté des jus de fruits frais pressés, des pistaches, des cerises confites, du miel, un sac à dos, un bouchon de baignoire et le joli pyjama pour la demoiselle que je vous ai mis en photo avant-hier : un vrai bazar, quoi...
Juste à côté, un des rares vieux bâtiments de la ville, typiquement russe.
Vous noterez au premier plan un 4x4 : au moins un tiers des voitures dans cette ville sont des 4x4 et très souvent de grand luxe (Porsche Cayenne, Lexus, Range Rover...). Le Kazakhstan est très riche en pétrole et en gaz et le pétrole, ça paye...
Depuis le Zhylioniy bazar (le bazar vert), une artère devient vite piétonne avec plein de tableaux exposés sur des tréteaux et de nombreux cafés sympas, l'Arbat.
C'est à la terrasse d'un de ces cafés, où nous allons quotidiennement pour le Wifi qui fonctionne bien plus rapidement que notre accès dans l'appartement, que je me suis fait voler mon portefeuille.
Il fallait bien que ça m'arrive un jour. Heureusement, il n'y avait que des cartes de crédit (opposition immédiate), ma carte d'identité et mon permis de conduire.
Le plus important, les passeports et l'argent liquide était dans une banane que je porte à même la peau; bien m'en a pris.
Sur l'Arbat, on trouve l'équivalent local des Galeries Lafayettes, le TSUM. Enfin, de petites Galeries Lafayettes, mais surtout un grand bordel où on trouve des chaussettes dans le rayon fourrure et où tout le RDC est consacré à la téléphonie mobile (le Kazakh est très communiquant !)
Ah oui, j'ai oublié de vous dire, à Almaty, il y a aussi la tour Eiffel. Si, si...
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| Vous avez vu ? Encore un 4x4 |
mercredi 3 novembre 2010
Almaty
Almaty n'est pas vraiment une belle ville et il n'y a pas foule de choses à faire (surtout quand on attend 12 jours de commencer sa bonding).
Cependant, c'est une ville assez agréable, avec de la verdure et des parcs partout, bordée au sud par de superbes montagnes, qu'on a la chance de bien voir puisqu'à part 1 jour de neige et deux jours de pluie, nous avons eu grand beau temps et entre 10 et 15 degrés depuis notre arrivée.
Ces montagnes, la chaine des Tien-Chan, culminent à 4000 mètres au dessus d'Almaty, mais leur plus haut sommet, plus à l'est, dépasse les 7000 mètres.
Immédiatement à l'Est, la ville est dominée par une colline, appelée Kok Tobe, surmontée d'une gigantesque antenne de télévision. Il y a un petit téléphérique pour y monter, mais il était en panne quand nous y sommes allés donc nous avons pris un bus qui nous a laissé à mi-pente, le reste nous a permis de faire une jolie balade à pied. Du sommet, la vue est assez sympa, même si ce qu'on remarque le plus, c'est le nuage de pollution.
Sur la deuxième photo, on distingue quand même l'obélisque de la place de l'Indépendance.
Almaty est un curieux mélange d'immeubles soviétiques assez ou très dégradés, comme l'immeuble où nous logeons, même si l'intérieur est très correct, et d'immeuble flambant neufs, voire futuristes et de centres commerciaux gigantesques.
Suite de la visite guidée demain...
Par ailleurs, la bonding se déroule toujours très bien et notre fille à l'air contente de nous retrouver tous les jours.
Cependant, c'est une ville assez agréable, avec de la verdure et des parcs partout, bordée au sud par de superbes montagnes, qu'on a la chance de bien voir puisqu'à part 1 jour de neige et deux jours de pluie, nous avons eu grand beau temps et entre 10 et 15 degrés depuis notre arrivée.
Ces montagnes, la chaine des Tien-Chan, culminent à 4000 mètres au dessus d'Almaty, mais leur plus haut sommet, plus à l'est, dépasse les 7000 mètres.
Immédiatement à l'Est, la ville est dominée par une colline, appelée Kok Tobe, surmontée d'une gigantesque antenne de télévision. Il y a un petit téléphérique pour y monter, mais il était en panne quand nous y sommes allés donc nous avons pris un bus qui nous a laissé à mi-pente, le reste nous a permis de faire une jolie balade à pied. Du sommet, la vue est assez sympa, même si ce qu'on remarque le plus, c'est le nuage de pollution.
Sur la deuxième photo, on distingue quand même l'obélisque de la place de l'Indépendance.
Almaty est un curieux mélange d'immeubles soviétiques assez ou très dégradés, comme l'immeuble où nous logeons, même si l'intérieur est très correct, et d'immeuble flambant neufs, voire futuristes et de centres commerciaux gigantesques.
Suite de la visite guidée demain...
Par ailleurs, la bonding se déroule toujours très bien et notre fille à l'air contente de nous retrouver tous les jours.
mardi 2 novembre 2010
Nous voila enfin de retour après un si long silence...
Voila 14 jours que nous sommes au Kazakhstan.
Nous avons volontairement gardé le silence radio, tant ici que sur le forum des adoptants du Kazakhstan.
La raison en est très simple : nous n'avions rien à dire et les premiers enfants que l'on nous a proposé étaient tous plus ou moins atteint de handicaps. Nous étions donc assez stressés et dans le doute par rapport à notre projet.
Cependant, après de nombreuses péripéties que je vais vous conter plus loin, nous avons finalement rencontré une ravissante petite fille de moins d'un an.
Nous avons entamé hier la période de bonding avec elle, période qui se terminera le 15 novembre.
Tant que nous n'auront pas eu de jugement d'adoption positif du tribunal pour enfants d'Almaty, nous n'en diront pas plus sur cette demoiselle.
Voici le résumé de nos pérégrinations depuis mon dernier message juste avant de prendre l'avion.
Le voyage
2 vols sans soucis, malgré les grêves en France.
Paris-Amsterdam sur Air France puis 3 heures d'attente à Amsterdam qui nous permettent de longuement visiter le très bel aéroport de Schipol et de trouver quelques petits cadeaux pour notre futur enfant. Après avoir fait tous les magasins de jouets de l’aéroport on se décide pour un petit lapin tout doux à carreaux rouge pour être un premier doudou et un gros cube en tissu pour jouer ensemble
Le vol Amsterdam - Almaty se déroule lui aussi sans soucis, dans un avion loin d'être plein.
Arrivée à Almaty
A 4h15 heure locale (+4 h par rapport à Paris) nous arrivons à l’aéroport.
En attendant les bagages nous rencontrons une adoptante française qui fait ce dernier voyage pour ramener son fils en France; très sympa, Françoise entame au Kazakhstan son dernier voyage, point final d'une très longue procédure due aux tergiversations du système juridique Kazakh.
Nous avons eu de la chance de la rencontrer, elle sera un excellent guide pour nous à Almaty.
La fille de notre facilitatrice nous attend à la sortie de l’aérogare. Il pleut mais il ne fait pas très froid.
Malgré l’heure tardive elle est plutôt accueillante. Elle parle un français approximatif avec beaucoup de mots et expressions espagnols. Mais finalement on se comprend. Elle nous amène directement à l’appartement qu’elle a réservé pour nous.
La première impression sur l’appartement est plutôt bonne. C’est un grand 2 pièces avec 1 chambre, 1 salon, 1 cuisine assez grande dans laquelle on peut manger, 1 salle de bain et des toilettes.
Le mobilier est plutôt vieillot et dans un style très « soviétique ».
Il est 5h30 du matin, elle nous laisse nous installer, mais nous donne rendez vous à 8h45.
Il nous reste à peine 2 heures de sommeil. On se couche tel quel mais le sommeil ne vient pas facilement. A 8 h nous nous ne réveillons pas très frais.
Premières démarches
8h45, la fille de notre facilitatrice sonne à la porte et nous emmène au Ministère de l’Education régional.
Nous rencontrons une dame qui s’entend bien visiblement avec la fille de notre facilitatrice. Elle nous dit avoir déjà été à Paris, et ses souvenirs sont que le métro est sale et qu'elle a rencontré Jean Paul Belmondo dans un café sur les Champs.
Tout en parlant elle remplit notre autorisation de visite des orphelinats municipaux. Puis il faut rencontrer sa responsable pour laquelle nous patientons près d’une demi-heure debout dans le couloir car elle est occupée. Nous entrons enfin dans son grand bureau.
C’est une dame d’origine russe d'un certain age et elle nous interroge : depuis combien de temps sommes nous mariés, avons-nous des enfants, quel travail faisons nous ?
Elle nous rappelle que seuls des enfants malades ou handicapés sont proposés à l’adoption internationale; elle nous rappelle également que nous nous engageons à transmettre les rapports de suivi de l’enfant au Ministère jusqu’à ses 18 ans.
Puis elle signe le sésame qui nous permet d’aller dans les orphelinats. En partant on la remercie, lui serre la main. Elle nous souhaite gentiment bonne chance.
C'est tout pour aujourd’hui. La visite des orphelinats est reportée au lendemain.
La fille de notre facilitatrice nous amène au grand centre commercial qui se trouve à 500 mètres de l’appartement, le Ramstore (ça s’écrit Pamctop en russe).
Nous y faisons quelques courses alimentaires rapidement : saucisses, pâtes cuisinées, brioche, yaourts… La plupart de ces produits que nous mangerons au cours des prochains repas ne seront pas très bons (sauf les yaourts). Nous ferons de meilleurs choix par la suite. Nous rentrons à l’appartement fatigués par le voyage et cette matinée stressante. Rien d'autres pour le restant de la journée.
Premières visites
Jeudi 21 octobre, nous visitons deux orphelinats (les n° 2 et 1 d'Almaty).
C'est une terrible expérience : les 5 enfants qui nous sont présentés (3 dans le premier orphelinat, 2 dans le second) sont tous plus ou moins gravement handicapés : SAF, retards mentaux, problèmes physiques importants... aucun de ces enfants ne rentre dans notre projet.
C'est très dur de dire non; ils sont touchants et on se rend compte que ce n'est pas la première, ni la dernière fois qu'ils sont présentés à des adoptants et que pour eux aussi, ça doit être déchirant d'être refusés à chaque fois.
Nous quittons les orphelinats démoralisés. Nous comprenons que dans ces orphelinats séjournent beaucoup d’enfants malades et handicapés pour lesquels aucun autre avenir que celui de la vie en institution n'est offert.
Retour à l’appartement.
L’odeur si particulière de l’orphelinat est comme accrochée à nos vêtements malgré le peu de temps pendant lequel nous sommes restés dans ces établissements.
En cette fin de 2ème journée au Kazakhstan, le moral est en berne. Les doutes et l’angoisse s’installent.
Vendredi, visite de l'orphelinat n°3 d'Almaty.
Ici aussi, on nous présente d'abord un enfant handicapé, avant de nous mettre dans les bras des jumeaux de 9 mois. La petite fille, que porte Corinne a l'air d'aller très bien, même si pour son age, c'est un poids plume avec très peu de tonus, mais son frère a lui des problèmes de vue, de poumons, voire d'autres problèmes. De toute façon, notre agrément porte sur un enfant seul, et des frêres et soeurs ne peuvent être séparés.
Même désillusion ici, même si on nous dit que peut-être plus tard il y aura un enfant pour nous dans cet orphelinat.
Enfin la rencontre !
Je raconterai plus tard ce que l'on a fait du vendredi 21 au jeudi 27 octobre.
Ce jeudi 27, nous retournons à l'orphelinat n°3.
On nous présente une petite fille de moins d'un an; elle est très mignonne, vive, d'une taille et d'un poids tout à fait normal. Avec la directrice de l'orphelinat, nous apprenons que sa mère l'a abandonnée à la naissance, qu'elle n'a pas de père connu. Elle est typée Kazakh, même si notre facilitatrice affirme qu'il n'y a pas que du Kazakh en elle.
Si elle n'a pas encore été adopté par des Kazakhs, c'est parce qu'elle souffre d'un trouble cardiaque, "facilement opérable" en France.
Son bilan de santé, mis à part cette pathologie cardiaque est très bon. Nous l'envoyons par mail avec des photos au Docteur de la COCA à Paris qui nous confirme le lendemain que cette petite fille est parfaitement adoptable.
Nous sommes aux anges : nous avons trouvé notre fille.
Après notre réponse positive, notre "bonding period" de 15 jours commence officiellement le 1er novembre et durera jusqu'au 15 novembre avec 1 heure de visite chaque jour.
La bonding
Depuis hier, donc, nos après-midi sont consacrés à la visite de cette petite fille. De 15 heures, juste après son biberon, à 16 heures, avant la sieste, nous passons une heure chaque jour avec elle dans la grande salle de musique de l'orphelinat.
Elle est hyper tonique et fait des progrès à vue d'oeil : si jeudi elle ne savait que passer du dos au ventre, aujourd'hui elle s'est mise à ramper pour attraper un appareil photo qui trainait par terre et la tentait bigrement !
Quand on la met debout, elle pousse sur ses jambes et essaie de garder la position : voila une petite fille qui saura marcher bientôt.
Nous prenons tous les jours photos et films, non seulement pour notre plaisir, mais aussi parce qu'ils devront être présentés lors du jugement pour montrer que l'apparentement se sera bien passé.
Nous avons envoyé des photos à Grégoire et Louis pour leur demander leur avis : même si "elle a les yeux un peu trop bridés", dixit Louis, ils concèdent qu'elle est mignonne !
La "bonding period" est une très bonne initiative qui permet vraiment aux parents et à l'enfant de se rencontrer, de s'apprivoiser et de débuter idéalement la relation parents/enfant.
Comme nous ne pouvons montrer de photo de notre petite fille, voici pour faire patienter la photo du pyjama que nous lui avons acheté au "Green Bazar" d'Almaty.
Nous avons volontairement gardé le silence radio, tant ici que sur le forum des adoptants du Kazakhstan.
La raison en est très simple : nous n'avions rien à dire et les premiers enfants que l'on nous a proposé étaient tous plus ou moins atteint de handicaps. Nous étions donc assez stressés et dans le doute par rapport à notre projet.
Cependant, après de nombreuses péripéties que je vais vous conter plus loin, nous avons finalement rencontré une ravissante petite fille de moins d'un an.
Nous avons entamé hier la période de bonding avec elle, période qui se terminera le 15 novembre.
Tant que nous n'auront pas eu de jugement d'adoption positif du tribunal pour enfants d'Almaty, nous n'en diront pas plus sur cette demoiselle.
Voici le résumé de nos pérégrinations depuis mon dernier message juste avant de prendre l'avion.
Le voyage
2 vols sans soucis, malgré les grêves en France.
Paris-Amsterdam sur Air France puis 3 heures d'attente à Amsterdam qui nous permettent de longuement visiter le très bel aéroport de Schipol et de trouver quelques petits cadeaux pour notre futur enfant. Après avoir fait tous les magasins de jouets de l’aéroport on se décide pour un petit lapin tout doux à carreaux rouge pour être un premier doudou et un gros cube en tissu pour jouer ensemble
Arrivée à Almaty
A 4h15 heure locale (+4 h par rapport à Paris) nous arrivons à l’aéroport.
En attendant les bagages nous rencontrons une adoptante française qui fait ce dernier voyage pour ramener son fils en France; très sympa, Françoise entame au Kazakhstan son dernier voyage, point final d'une très longue procédure due aux tergiversations du système juridique Kazakh.
Nous avons eu de la chance de la rencontrer, elle sera un excellent guide pour nous à Almaty.
La fille de notre facilitatrice nous attend à la sortie de l’aérogare. Il pleut mais il ne fait pas très froid.
Malgré l’heure tardive elle est plutôt accueillante. Elle parle un français approximatif avec beaucoup de mots et expressions espagnols. Mais finalement on se comprend. Elle nous amène directement à l’appartement qu’elle a réservé pour nous.
La première impression sur l’appartement est plutôt bonne. C’est un grand 2 pièces avec 1 chambre, 1 salon, 1 cuisine assez grande dans laquelle on peut manger, 1 salle de bain et des toilettes.
Le mobilier est plutôt vieillot et dans un style très « soviétique ».
Il est 5h30 du matin, elle nous laisse nous installer, mais nous donne rendez vous à 8h45.
Il nous reste à peine 2 heures de sommeil. On se couche tel quel mais le sommeil ne vient pas facilement. A 8 h nous nous ne réveillons pas très frais.
Premières démarches
8h45, la fille de notre facilitatrice sonne à la porte et nous emmène au Ministère de l’Education régional.
Nous rencontrons une dame qui s’entend bien visiblement avec la fille de notre facilitatrice. Elle nous dit avoir déjà été à Paris, et ses souvenirs sont que le métro est sale et qu'elle a rencontré Jean Paul Belmondo dans un café sur les Champs.
Tout en parlant elle remplit notre autorisation de visite des orphelinats municipaux. Puis il faut rencontrer sa responsable pour laquelle nous patientons près d’une demi-heure debout dans le couloir car elle est occupée. Nous entrons enfin dans son grand bureau.
C’est une dame d’origine russe d'un certain age et elle nous interroge : depuis combien de temps sommes nous mariés, avons-nous des enfants, quel travail faisons nous ?
Elle nous rappelle que seuls des enfants malades ou handicapés sont proposés à l’adoption internationale; elle nous rappelle également que nous nous engageons à transmettre les rapports de suivi de l’enfant au Ministère jusqu’à ses 18 ans.
Puis elle signe le sésame qui nous permet d’aller dans les orphelinats. En partant on la remercie, lui serre la main. Elle nous souhaite gentiment bonne chance.
C'est tout pour aujourd’hui. La visite des orphelinats est reportée au lendemain.
La fille de notre facilitatrice nous amène au grand centre commercial qui se trouve à 500 mètres de l’appartement, le Ramstore (ça s’écrit Pamctop en russe).
Nous y faisons quelques courses alimentaires rapidement : saucisses, pâtes cuisinées, brioche, yaourts… La plupart de ces produits que nous mangerons au cours des prochains repas ne seront pas très bons (sauf les yaourts). Nous ferons de meilleurs choix par la suite. Nous rentrons à l’appartement fatigués par le voyage et cette matinée stressante. Rien d'autres pour le restant de la journée.
Premières visites
Jeudi 21 octobre, nous visitons deux orphelinats (les n° 2 et 1 d'Almaty).
C'est une terrible expérience : les 5 enfants qui nous sont présentés (3 dans le premier orphelinat, 2 dans le second) sont tous plus ou moins gravement handicapés : SAF, retards mentaux, problèmes physiques importants... aucun de ces enfants ne rentre dans notre projet.
C'est très dur de dire non; ils sont touchants et on se rend compte que ce n'est pas la première, ni la dernière fois qu'ils sont présentés à des adoptants et que pour eux aussi, ça doit être déchirant d'être refusés à chaque fois.
Nous quittons les orphelinats démoralisés. Nous comprenons que dans ces orphelinats séjournent beaucoup d’enfants malades et handicapés pour lesquels aucun autre avenir que celui de la vie en institution n'est offert.
Retour à l’appartement.
L’odeur si particulière de l’orphelinat est comme accrochée à nos vêtements malgré le peu de temps pendant lequel nous sommes restés dans ces établissements.
En cette fin de 2ème journée au Kazakhstan, le moral est en berne. Les doutes et l’angoisse s’installent.
Vendredi, visite de l'orphelinat n°3 d'Almaty.
Ici aussi, on nous présente d'abord un enfant handicapé, avant de nous mettre dans les bras des jumeaux de 9 mois. La petite fille, que porte Corinne a l'air d'aller très bien, même si pour son age, c'est un poids plume avec très peu de tonus, mais son frère a lui des problèmes de vue, de poumons, voire d'autres problèmes. De toute façon, notre agrément porte sur un enfant seul, et des frêres et soeurs ne peuvent être séparés.
Même désillusion ici, même si on nous dit que peut-être plus tard il y aura un enfant pour nous dans cet orphelinat.
Enfin la rencontre !
Je raconterai plus tard ce que l'on a fait du vendredi 21 au jeudi 27 octobre.
Ce jeudi 27, nous retournons à l'orphelinat n°3.
On nous présente une petite fille de moins d'un an; elle est très mignonne, vive, d'une taille et d'un poids tout à fait normal. Avec la directrice de l'orphelinat, nous apprenons que sa mère l'a abandonnée à la naissance, qu'elle n'a pas de père connu. Elle est typée Kazakh, même si notre facilitatrice affirme qu'il n'y a pas que du Kazakh en elle.
Si elle n'a pas encore été adopté par des Kazakhs, c'est parce qu'elle souffre d'un trouble cardiaque, "facilement opérable" en France.
Son bilan de santé, mis à part cette pathologie cardiaque est très bon. Nous l'envoyons par mail avec des photos au Docteur de la COCA à Paris qui nous confirme le lendemain que cette petite fille est parfaitement adoptable.
Nous sommes aux anges : nous avons trouvé notre fille.
Après notre réponse positive, notre "bonding period" de 15 jours commence officiellement le 1er novembre et durera jusqu'au 15 novembre avec 1 heure de visite chaque jour.
La bonding
Depuis hier, donc, nos après-midi sont consacrés à la visite de cette petite fille. De 15 heures, juste après son biberon, à 16 heures, avant la sieste, nous passons une heure chaque jour avec elle dans la grande salle de musique de l'orphelinat.
Elle est hyper tonique et fait des progrès à vue d'oeil : si jeudi elle ne savait que passer du dos au ventre, aujourd'hui elle s'est mise à ramper pour attraper un appareil photo qui trainait par terre et la tentait bigrement !
Quand on la met debout, elle pousse sur ses jambes et essaie de garder la position : voila une petite fille qui saura marcher bientôt.
Nous prenons tous les jours photos et films, non seulement pour notre plaisir, mais aussi parce qu'ils devront être présentés lors du jugement pour montrer que l'apparentement se sera bien passé.
Nous avons envoyé des photos à Grégoire et Louis pour leur demander leur avis : même si "elle a les yeux un peu trop bridés", dixit Louis, ils concèdent qu'elle est mignonne !
La "bonding period" est une très bonne initiative qui permet vraiment aux parents et à l'enfant de se rencontrer, de s'apprivoiser et de débuter idéalement la relation parents/enfant.
Comme nous ne pouvons montrer de photo de notre petite fille, voici pour faire patienter la photo du pyjama que nous lui avons acheté au "Green Bazar" d'Almaty.
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