samedi 13 novembre 2010

Dernier week-end !

Le samedi est une journée beaucoup plus calme à l'orphelinat, aussi avons-nous sauté sur l'occasion pour demander si on pouvait visiter la pièce de vie, ainsi que la chambre des enfants du groupe de notre fille.

Autorisation accordée !

Nous avons donc pu enfin pénétrer dans le saint des saints.
La première (petite) pièce fait office de bureau / cuisine / salle de bonding quand la salle de musique est occupée.

On entre ensuite dans une grande salle d'environ 30 m2 où les enfants passent l'essentiel de leur temps d'éveil.
On y trouve un très grand parc où les bébés les plus jeunes passent la majorité de leur temps.
A côté de ce parc se situent 4 à 5 youpalas où les enfants sont également mis très tôt, malheureusement souvent devant la télé allumée avec des programmes pas vraiments adaptés.

Dans le groupe de mademoiselle, il y a en ce moment 13 enfants dont le plus âgé a 14 mois et le plus jeune a 2 mois. Quand tous se mettent à pleurer en même temps, dans cette pièce, vous imaginez le concert !

La porte que vous voyez au fond donne sur la dernière salle du groupe, la chambre à coucher.
13 lits à barreaux, rapprochés 2 à 2 (sauf un) dans une pièce d'angle très lumineuse, chaleureuse avec une jolie décoration et beaucoup de jouets.



Comme vous pouvez le voir, cet orphelinat, comme d'ailleurs semble-t-il beaucoup au Kazakhstan est très loin de l'image de mouroir pour enfant que l'imaginaire véhicule lorsque l'on parle de pays de l'est.

Pour s'occuper des 13 enfants, il y a au moins 6 ou 7 nounous, et même si certains enfants nécessitent plus de soins de par leur santé ou leur handicap, tous bénéficient de la supervision bienveillante du personnel.

Ce qu'il leur manque, c'est de l'amour... un amour exclusif et pas "payé" par l'état où la collectivité.

Si le jugement qui vient bientôt s'avère positif, notre fille aura une vraie famille et tout l'amour qu'on pourra lui donner !

vendredi 12 novembre 2010

Temps libre...

Aujourd'hui, mademoiselle n'était pas en forme.
En fait, elle a visiblement des dents qui poussent et ça la fait souffrir.
On lui avait acheté la semaine dernière un hochet avec des clés en plastique gélifié, idéal à mâchonner quand on a mal aux dents. Elle n'a pas arrêté de le mettre à la bouche aujourd'hui, alors que d'habitude elle ne lui témoigne que peu d'intérêt.

Espérons que ça aie mieux demain...


Par ailleurs, comme vous avez pu le remarquer, on a beaucoup de temps libre en dehors de la bonding.
Naturellement, les sorties en ville avec nos amis adoptants français d'Almaty occupent bien une partie de ce temps libre, de même, comme je le disais en début de semaine, qu'Internet et ses dérivés (Skype, blog, forums...).


Mais tout ça nous laisse encore pas mal de temps à tuer.

Alors on regarde des films (nous en avons prévu une trentaine, il en reste pas mal à regarder...), et, en ce qui me concerne, je lis beaucoup.

J'ai amené avec moi 8 livres, soir relativement peu par rapport à ce que j'emmène en vacances, mais, bon, ici, il n'y a pas de plage...

Le choix est assez éclectique, mais je vais ici parler des trois qui m'ont le plus plu :

La nostalgie de l'ange, d'Alice Sebold : la petite Susie Salmon, 14 ans, a été violée et assassinée et depuis le paradis où elle se retrouve, elle suit l'enquête policière, sa famille, son meurtrier. Elle observe la douleur et la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation...
Ceux qui connaissent notre histoire (pour les autres, voir le premier post) comprendront à quel point ce livre me touche et les échos, mais aussi les espoirs qu'il fait résonner en moi.
Si j'avais une once de talent littéraire, c'est ce genre de livre qui me pousserai à écrire !
Peter Jackson, le réalisateur de la trilogie du Seigneur des Anneaux, en a d'ailleurs tiré un film qui s'appelle Lovely Bones, titre original du livre en anglais, et que je vous recommande.


Les gens, de Philippe Labro : On suit trois destins de la Californie à Paris, trois vies qui finissent par se croiser et dont le point commun est le manque d'amour.
Une belle histoire, sans temps morts avec la fluidité d'écriture de Labro, c'est captivant, et à vrai dire, on en voudrait plus, quand la dernière page est tournée.

Les croassements de la nuit, de Preston & Child : un thriller dans les immenses plaines du Kansas, avec un tueur en série et un détective hors du commun, mélange de Sherlock Holmes et de Myron Bolitar (le héros récurrent de Harlan Coben, que je vous recommande d'ailleurs aussi vivement).
C'est ma belle-soeur (merci Carole...) qui m'avait acheté ce livre, il y a pas mal de temps, et j'avais oublié de le lire. Erreur ! C'est vraiment un thriller palpitant, une histoire pleine de suspense jusqu'au bout. Le héros est d'ailleurs devenu un personnage récurrent des auteurs.
Je vais m'empresser d'acheter les autres livres dès notre retour. Ça me fera de la lecture pour les deuxième et troisième voyages...

mercredi 10 novembre 2010

A la recherche du magasin perdu...

Aujourd'hui encore, il a fait super beau sur Almaty.
Ça fait trois semaines que nous sommes là et à part 1 jour de neige et 3 jours de pluie, nous avons eu beau temps tout le temps et entre 12 et 15° en moyenne.
Et la météo prévoit le même temps jusqu'à mercredi prochain, où les températures vont dégringoler.
Mais comme on sera à Paris...

Nous avons rencontré aujourd'hui une nouvelle arrivée sur Almaty, Laurence, qui espère trouver son enfant rapidement.

Avec Françoise et Laurence, nous sommes donc partis à la recherche d'un magasin de produits kazakhs typiques que Françoise avait trouvé très sympa lors d'un séjour précédent. On aimerait bien y trouver des chapkas pour ramener aux garçons.
On a marché, marché, marché, mais on l'a jamais trouvé.
Pas si grave, on avait tellement marché qu'on a trouvé un autre magasin du même genre où l'on va normalement en bus. Sympa, avec de très beaux tableaux locaux, mais pas de chapkas...

Mais juste à côté, un pub assez sympa, le Glen Pub, ou serveurs et serveuses sont en kilts ! Bon, ça veut quand même pas dire qu'ils parlent anglais...
On y trouve plein de whiskys différents et on peut même y manger du Haggis, plat typiquement écossais s'il en est.

On devait aussi trouver un Internet café pour imprimer nos billets d'avions.
Dans celui du Ritz (l'un des 2 centres commerciaux à côté de chez nous), un quart d'heure d'Internet et l'impression de 6 pages nous ont coûté la somme exorbitantes de... 60 tenges, soit environ 30 centimes. Parfois le Kazakhstan a de bons côtés ;-)

Bonding plus tardive aujourd'hui, à 17 heures (avant, c'est apparemment la journée des parents kazakhs).
Mademoiselle sortait de la sieste, alors au début, elle était plus calme.
Mais, as usual, ça n'a pas duré.

Elle nous apprécie de plus en plus et aujourd'hui, en plus des sourires récurrents, elle nous a gratifiés de magnifiques grimaces, visiblement son expression d'un haut niveau de contentement.
Ça va être difficile de lui dire au revoir lundi prochain, et de se dire que quand on la reverra, un mois plus tard au minimum, elle nous aura vraisemblablement oubliés.

mardi 9 novembre 2010

Miracles de la communication à travers Internet

Rien écrit hier soir...
En fait, on a passé beaucoup de temps sur Skype avec les enfants.
Miracle de l'Internet, Skype permet une communication audio et vidéo gratuite à 5000 kms. Malheureusement, le débit de la clé USB 3G qui nous équipe ici est franchement mauvais, donc ça coupe très souvent et la vidéo marche rarement.
Quand on va dans un bar équipé Wifi l'après-midi, le débit est nettement meilleur, mais les enfants... sont à l'école.
J'ai downloadé une autre solution, Logitech Vid HD, qui permet de mieux fonctionner en 3G, avec une image sensiblement meilleure.

Ça reste en tout cas génial de pouvoir communiquer tous les jours gratuitement avec les enfants. Enfin, génial pour nous, parce que la conversation tourne souvent sur les devoirs et les notes à l'école.
On communique d'ailleurs aussi par le même biais avec des adoptants d'autres régions du Kazakhstan.



La bonding se poursuit toujours sans souci.
Notre fille est de plus en plus tonique et nous accueille maintenant visiblement avec plaisir.
Ses plus grands plaisirs : tout porter à la bouche (surtout si c'est en plastique et que ça fait du bruit) et écouter de la musique dans les bras de papa.
Ce sera sûrement une mélomane, la musique a un effet très apaisant sur elle.
Il est vrai que, même si j'ai beaucoup de hard rock sur mon i-Phone, on essaie plutôt de lui passer des morceaux plus "accessibles" : les Beatles, John Lennon, Dire Straits, Abba si c'est maman qui choisit ou un concerto de Mozart qui est le seul morceau de classique que j'aie ici.

On continue à rencontrer tous les jours les adoptants français qui sont sur Almaty, soit parce qu'il adoptent ici, soit parce que Almaty est un passage obligé avant le grand retour vers la France avec le nouveau/la nouvelle franco-kazakh.
A ce titre, nous attendons avec impatience que Valérie qui arrive demain de Paris et va à Taldy-Korgan chercher sa fille, revienne sur Almaty et nous la présente, vendredi ou samedi.

Enfin, on commence à se préparer au retour sur Paris mardi prochain, Corinne directement avec une heure et demie d'escale à Amsterdam et moi qui resterai 4 heures de plus à Amsterdam pour un rendez-vous avec un client.

On aura grand plaisir à vous revoir dés notre retour, avant, on l'espère, de repartir mi-décembre pour le jugement.


Au fait, pas de post sans une photo de... pyjama !
Voila le dernier acheté, avant de se rendre compte en l'enfilant à la petite qu'il était "recommandé de ne pas faire dormir l'enfant avec" ;-(
C'est très logique pour un pyjama, non ?

On ne l'a donc pas laissé à l'orphelinat, on a juste fait 3 ou 4 centaines de photos avec mademoiselle dedans.

dimanche 7 novembre 2010

Un jour au zoo.

Pas de bonding, aujourd'hui. C'est dimanche...

Après avoir paressé comme d'habitude, nous avons rejoint Françoise et son fils dans un café sympa de l'Arbat (la grande rue piétonne) : le Moka Loca.
Ensuite, tous ensemble nous avons pris le bus pour le parc Gorki et le zoo d'Almaty.

Le parc Gorki est un grand parc à l'est de la ville; on y trouve un très grand aquaparc avec des dizaines de toboggans, fermé en cette saison, et un petit nombre d'attraction pour les enfants et les plus grands.

S'y promener est très agréable et si on le traverse de part en part, on arrive au zoo d'Almaty.
C'est un zoo typique de ce qu'on l'on faisait avant (cf l'ancien zoo de Vincennes pour ceux qui l'avaient visité), c'est à dire que beaucoup d'animaux sont dans des cages grillagées avec un espace beaucoup trop petit pour leur santé mentale.



Adorable petit léopard avec sa mère
 
Beaucoup d'animaux n'étaient pas visibles, et heureusement, parce que, animaux de contrées plus chaudes ils ne supporteraient pas d'être dehors par les 7° qu'il faisait aujourd'hui. Ils ont en fait tous des bâtiments chauffés pour se réfugier.

Néanmoins, on a pu voir des lions d'Asie, assez rares et plus blancs que ceux d'Afrique que nous avions vu au Kenya cet été : mais voila, au Kenya, ils étaient en liberté, et ça change tout.
Il y a aussi pas mal de léopards et, fait surprenant, pas mal de petits nés au zoo d'Almaty.







Parmi les animaux qu'on a peu l'habitude de voir il y a les chameaux, qui sont beaucoup plus impressionnants que les dromadaires.














Et les loups, qui avaient l'air si tristes derrière leurs barreaux.


On est ensuite allés dîner chez Françoise et retour tardif au bercail pour Skyper avec Grégoire, Louis et leur grand-mère et remplir ce génialissime (n'ayons pas peur des mots) blog.




Ah, au fait, une dernière photo : notre immeuble.
Il a franchement l'air miteux comme ça, mais si vous regardez plus précisément les voitures sur la photo, vous pouvez distinguer 2 BMW, une Lexus et un Pajero.

En fait, nous logeons dans un des quartiers chics de la ville (Samal district) et l'intérieur des appartements est en général assez éloigné de l'aspect extérieur des immeubles.

Quand nous reviendrons pour le jugement, nous essayerons de trouver un appartement plus au centre, à côté de l'Arbat; ce sera plus sympa.

samedi 6 novembre 2010

Salle de musique, pyjama potiron et vente-privée.com

Le samedi, il y a une atmosphère plus calme, moins fébrile à l'orphelinat.
Nous avons récupéré notre fille et nous sommes restés un peu plus d'une heure ensemble dans la grande salle de musique.


Mademoiselle était en grande forme aujourd'hui et nous avons eu le droit à beaucoup de sourires de sa part. Elle apprécie visiblement de plus en plus notre présence, mais maintenant, quand elle rampe sur le tapis de la salle de musique ce n'est pas pour un appareil photo ou pour un paquet de lingettes; non, c'est pour grimper dans les bras de son papa !
Et oui ! Et ensuite, papa doit faire le tour de la pièce avec sa fille dans les bras pendant une demi-heure.
Elle a beau faire 6/7 kilos toute mouillée, en repartant de l'orphelinat, et bien papa, il a mal au dos ;-)

On est ensuite allé en ville et miracle de l'Internet, Corinne a fait ses courses sur vente-privée.com. C'est magique !
Et enfin, on a trouvé ce très mignon pyjama chez "mothercare" et on n'a pas résisté : encore un pyjama qui subira l'épreuve des reflux gastriques de mademoiselle. Je ne vous ai pas dit qu'elle régurgitait beaucoup ?

vendredi 5 novembre 2010

Une journée de bonding...

Voila comment se déroulent la plupart de nos journées.

Réveil tardif entre 9h30 et 10h30 (il faut dire que le coucher est en général aussi tardif) et petit déjeuner dans la cuisine. Après quelques hésitations, on a trouvé nos marques et de bons produits pour le petit-déjeuner, à part le jus d'orange qui est toujours loin de valoir le Tropicana frais qu'on trouve en France.

On va ensuite faire les courses dans l'un des deux centres commerciaux voisins, le Ramstore ou le Ritz.
Le Ramstore est l'un des grands centres commerciaux de la ville, avec un très grand supermarché et des tas de boutiques de fringues à l'occidentale (il y a même Du pareil au même...).
Au centre du Ramstore, une patinoire, certes petite, mais avec parfois beaucoup de monde.

Ramstore, boutiques et patinoire
On y trouve également plusieurs restos dont un très sympa où on mange de bonnes salades ou de bonnes pâtes.
Le Ritz, lui fait très "ascension sociale" : au rez-de-chaussée, le prolétariat avec supermarché et quelques boutiques style bazar. Si on monte au premier, à part un web café, on trouvera, pour les classes moyennes, comme au Ramstore, des boutiques de vêtements et de chaussures à l'occidentale, et enfin au deuxième, nous tutoyons la grande bourgeoisie, avec, à côté d'un salon d'esthétique pompeusement appelé "Ambassade de la beauté" une méga boutique de grand luxe, avec toutes les marques qu'on trouve dans les quartiers chics de Paris (Dior, Dolce & Gabbana, Tartine et Chocolat...) à des prix prohibitifs (un manteau en simili fourrure pour petite fille à 400,000 Tenge soit 2000 €).

Le Ritz
Courses faites, nous mangeons au Ramstore ou sur le pouce à la maison.

Puis nous démarrons à 14h30 pour l'orphelinat.
Une bonne marche de 1,2 kms nous y amène en 20 minutes.

Le jardin de l'orphelinat... ou les enfants ne vont plus dès la fin de l'été
Orphelinat n°3 d'Almaty
Nous montons à l'étage où se trouve le groupe de notre fille qui nous est en général amenée tout de suite et nous restons avec elle jusqu'à 16h00, soit dans une petite salle attenante à la salle de jeux des enfants ou dans la grande salle de musique de l'orphelinat (40 M2 avec un immense tapis au sol).
On nous fournit une grande couverture à mettre sur le sol, que nous complétons par une couverture d'avion que Françoise nous a gentiment donnée. Et c'est une bonne chose, parce que la demoiselle, qui vient de déjeuner, a tendance à beaucoup régurgiter (nous avons en général changé d'odeur quand nous quittons l'orphelinat ;-) )

Notre fille est une vraie pile électrique qui ne supporte pas l'immobilité; elle veut en permanence être debout, elle adore être promenée et, posée sur le sol,  elle rampe immédiatement vers, non pas les hochets, peluches et autres jouets que nous lui avons acheté, mais vers ces trésors insoupçonnables que sont les appareils photos, caméscopes et aussi paquets de mouchoir en plastiques. Pour quoi faire me direz-vous ? Pour tout mettre à la bouche. Et oui ! Déjà deux dents de sorties et on sent les autres qui viennent, donc mademoiselle machouille tout ce qu'elle trouve.

En bref, nous ne passons qu'entre une heure et une heure et quart avec elle par jour, mais on ne s'ennuie à aucun moment.
On ne l'a jamais vu dormir, on ne l'a jamais vu manger, mais on espère que ces moments se passent correctement avec elle.

A la sortie de l'orphelinat, soit on rentre se légumer à l'appartement - lecture, Internet, films, jeux sur l'i-phone (n'est-ce pas Corinne ?) - soit on prend le bus pour descendre en ville et retrouver Françoise et son fils dans un de nos cafés wifi favori (celui où je me suis fait voler mon portefeuille, je ne suis pas rancunier).
On en profite pour faire du Skype à plus grand débit avec les enfants restés à Rueil, qui nous manquent, et à qui on espère manquer.

On reste parfois jusqu'au dîner dans ce café où dans un autre, ou on reprend le bus vers nos pénates, avec dîner, suivi de films ou de séries (on s'est fait les 6 épisodes de Millenium, les 6 épisodes de Mentalist qui passent en France pendant qu'on est au Kazakhstan, plus plein d'autres films -hier soir c'était Mamma Mia, parce qu'on s'est aperçu que mademoiselle, très mélomane avait des goûts très éclectiques qui l'amenent à aimer autant Mozart (Concerto en la Majeur pour clarinette et violons - "Out of Africa") que John Lennon (Imagine), Green Day et donc ABBA (The winner takes it all, Dancing Queen, Mamma mia, Take a chance on me... une vraie fan, comme sa mère !)

Ensuite, re-lecture, jeux, Internet jusqu'au dodo entre minuit et 1 heure.

Bref des journées assez bien remplies.


Et pour répondre à une question d'Elodie, qu'est-ce qui va se passer ensuite.
La bonding se terminera le 15 novembre.
Nous rentrons le 16 novembre (Corinne direct, moi avec une pause de quelques heures à Amsterdam pour voir un client) et nous attendons d'être convoqués pour le jugement, que nous espérons vers le 15 décembre.

Retour à Almaty pour le jugement, compter une semaine sur place.
Suite au jugement que nous espérons naturellement positif, il y a une période d'appel de 15 jours. Nous reviendrons en France juste après le jugement. Ce n'est qu'à la fin de cette période d'appel que mademoiselle sera définitivement notre fille et que donc vous pourrez voir sa frimousse ici.

Il faudra alors lui faire faire un passeport Kazakh et un visa de sortie du territoire. C'est notre facilitatrice qui s'en occupera. Quand ces deux documents seront prêts, nous reviendrons une dernière fois à Almaty la récuperer à l'orphelinat, la présenter au Consulat de France pour obtenir un visa d'entrée en France. Là encore, une semaine environ, puis enfin le retour définitif en France.

Là, nous ferons les papiers pour une adoption plénière que nous devrions obtenir entre 6 mois et un an plus tard.

La miss sera alors bi-nationale Française / Kazakhe jusqu'à sa majorité, charge à nous d'envoyer chaque année à Almaty un document de suivi.

jeudi 4 novembre 2010

Almaty - suite...

Suite de notre découverte de Almaty.

Mais avant cela, des nouvelles de la bonding.
Tout continue à se passer très bien. Notre fille est toujours aussi adorable, tour à tour interloquée par ces nouvelles personnes qui disent s'appeler "papa" et "maman", souriante lorsque "maman" lui fait "la bêbete qui monte, qui monte..." ou lorsque papa la soulève loin au dessus de sa tête.
En bref, nous sommes gaga !

Mais revenons à Almaty.
Au centre ville, se trouve un grand parc, le Parc Panfilov, du nom d'un héros soviétique de la seconde guerre mondiale, originaire du Kazakhstan.
A sa mémoire et à celle de 27 soldats qui l'ont accompagné dans la mort face aux nazis, une énorme statue, soviétique en diable a été construite. Le plus surprenant, c'est que c'est le point de ralliement obligatoire de jeunes mariés pour faire les photos souvenirs; le samedi où nous y sommes allés, il devaient bien y avoir une quinzaine de couples de mariés, avec la mariée et les femmes en général vêtues d'une jupe ultra-courte qui se les gelaient (Il avait neigé, la veille).


Dans ce même parc, il y a aussi une très belle église orthodoxe, la cathédrale Zhenkov, construite en 1870 entièrement en bois et sans aucun clou. A l'intérieur, atmosphère beaucoup plus sombre que dans nos églises occidentales, avec énormément de cierges qui brûlent.



A proximité du parc Panfilov, se trouve le "grand" bazar de la ville, le Bazar vert.
Assez sympathique et très encombré, il est quand même très loin des grands bazars du monde musulman comme au Caire. On y a acheté des jus de fruits frais pressés, des pistaches, des cerises confites, du miel, un sac à dos, un bouchon de baignoire et le joli pyjama pour la demoiselle que je vous ai mis en photo avant-hier : un vrai bazar, quoi...


Juste à côté, un des rares vieux bâtiments de la ville, typiquement russe.
Vous noterez au premier plan un 4x4 : au moins un tiers des voitures dans cette ville sont des 4x4 et très souvent de grand luxe (Porsche Cayenne, Lexus, Range Rover...). Le Kazakhstan est très riche en pétrole et en gaz et le pétrole, ça paye...



Depuis le Zhylioniy bazar (le bazar vert), une artère devient vite piétonne avec plein de tableaux exposés sur des tréteaux et de nombreux cafés sympas, l'Arbat.

C'est à la terrasse d'un de ces cafés, où nous allons quotidiennement pour le Wifi qui fonctionne bien plus rapidement que notre accès dans l'appartement, que je me suis fait voler mon portefeuille.
Il fallait bien que ça m'arrive un jour. Heureusement, il n'y avait que des cartes de crédit (opposition immédiate), ma carte d'identité et mon permis de conduire.
Le plus important, les passeports et l'argent liquide était dans une banane que je porte à même la peau; bien m'en a pris.

Sur l'Arbat, on trouve l'équivalent local des Galeries Lafayettes, le TSUM. Enfin, de petites Galeries Lafayettes, mais surtout un grand bordel où on trouve des chaussettes dans le rayon fourrure et où tout le RDC est consacré à la téléphonie mobile (le Kazakh est très communiquant !)

Ah oui, j'ai oublié de vous dire, à Almaty, il y a aussi la tour Eiffel. Si, si...

Vous avez vu ? Encore un 4x4
 A suivre...

mercredi 3 novembre 2010

Almaty

Almaty n'est pas vraiment une belle ville et il n'y a pas foule de choses à faire (surtout quand on attend 12 jours de commencer sa bonding).

Cependant, c'est une ville assez agréable, avec de la verdure et des parcs partout, bordée au sud par de superbes montagnes, qu'on a la chance de bien voir puisqu'à part 1 jour de neige et deux jours de pluie, nous avons eu grand beau temps et entre 10 et 15 degrés depuis notre arrivée.
Ces montagnes, la chaine des Tien-Chan, culminent à 4000 mètres au dessus d'Almaty, mais leur plus haut sommet, plus à l'est, dépasse les 7000 mètres.


Immédiatement à l'Est, la ville est dominée par une colline, appelée Kok Tobe, surmontée d'une gigantesque antenne de télévision. Il y a un petit téléphérique pour y monter, mais il était en panne quand nous y sommes allés donc nous avons pris un bus qui nous a laissé à mi-pente, le reste nous a permis de faire une jolie balade à pied. Du sommet, la vue est assez sympa, même si ce qu'on remarque le plus, c'est le nuage de pollution.
Sur la deuxième photo, on distingue quand même l'obélisque de la place de l'Indépendance.




Almaty est un curieux mélange d'immeubles soviétiques assez ou très dégradés, comme l'immeuble où nous logeons, même si l'intérieur est très correct, et d'immeuble flambant neufs, voire futuristes et de centres commerciaux gigantesques.
Suite de la visite guidée demain...


Par ailleurs, la bonding se déroule toujours très bien et notre fille à l'air contente de nous retrouver tous les jours.

mardi 2 novembre 2010

Nous voila enfin de retour après un si long silence...

Voila 14 jours que nous sommes au Kazakhstan.
Nous avons volontairement gardé le silence radio, tant ici que sur le forum des adoptants du Kazakhstan.


La raison en est très simple : nous n'avions rien à dire et les premiers enfants que l'on nous a proposé étaient tous plus ou moins atteint de handicaps. Nous étions donc assez stressés et dans le doute par rapport à notre projet.
Cependant, après de nombreuses péripéties que je vais vous conter plus loin, nous avons finalement rencontré une ravissante petite fille de moins d'un an.

Nous avons entamé hier la période de bonding avec elle, période qui se terminera le 15 novembre.

Tant que nous n'auront pas eu de jugement d'adoption positif du tribunal pour enfants d'Almaty, nous n'en diront pas plus sur cette demoiselle.


Voici le résumé de nos pérégrinations depuis mon dernier message juste avant de prendre l'avion.


Le voyage

2 vols sans soucis, malgré les grêves en France.
Paris-Amsterdam sur Air France puis 3 heures d'attente à Amsterdam qui nous permettent de longuement visiter le très bel aéroport de Schipol et de trouver quelques petits cadeaux pour notre futur enfant. Après avoir fait tous les magasins de jouets de l’aéroport on se décide pour un petit lapin tout doux à carreaux rouge pour être un premier doudou et un gros cube en tissu pour jouer ensemble


Le vol Amsterdam - Almaty se déroule lui aussi sans soucis, dans un avion loin d'être plein.



Arrivée à Almaty

A 4h15 heure locale (+4 h par rapport à Paris) nous arrivons à l’aéroport.
En attendant les bagages nous rencontrons une adoptante française qui fait ce dernier voyage pour ramener son fils en France; très sympa, Françoise entame au Kazakhstan son dernier voyage, point final d'une très longue procédure due aux tergiversations du système juridique Kazakh.


Nous avons eu de la chance de la rencontrer, elle sera un excellent guide pour nous à Almaty.
La fille de notre facilitatrice nous attend à la sortie de l’aérogare. Il pleut mais il ne fait pas très froid.
Malgré l’heure tardive elle est plutôt accueillante. Elle parle un français approximatif avec beaucoup de mots et expressions espagnols. Mais finalement on se comprend. Elle nous amène directement à l’appartement qu’elle a réservé pour nous.
La première impression sur l’appartement est plutôt bonne. C’est un grand 2 pièces avec 1 chambre, 1 salon, 1 cuisine assez grande dans laquelle on peut manger, 1 salle de bain et des toilettes.
Le mobilier est plutôt vieillot et dans un style très « soviétique ».

Il est 5h30 du matin, elle nous laisse nous installer, mais nous donne rendez vous à 8h45.
Il nous reste à peine 2 heures de sommeil. On se couche tel quel mais le sommeil ne vient pas facilement. A 8 h nous nous ne réveillons pas très frais.


Premières démarches

8h45, la fille de notre facilitatrice sonne à la porte et nous emmène au Ministère de l’Education régional.
Nous rencontrons une dame qui s’entend bien visiblement avec la fille de notre facilitatrice. Elle nous dit avoir déjà été à Paris, et ses souvenirs sont que le métro est sale et qu'elle a rencontré Jean Paul Belmondo dans un café sur les Champs.
Tout en parlant elle remplit notre autorisation de visite des orphelinats municipaux. Puis il faut rencontrer sa responsable pour laquelle nous patientons près d’une demi-heure debout dans le couloir car elle est occupée. Nous entrons enfin dans son grand bureau.
C’est une dame d’origine russe d'un certain age et elle nous interroge : depuis combien de temps sommes nous mariés, avons-nous des enfants, quel travail faisons nous ?
Elle nous rappelle que seuls des enfants malades ou handicapés sont proposés à l’adoption internationale; elle nous rappelle également que nous nous engageons à transmettre les rapports de suivi de l’enfant au Ministère jusqu’à ses 18 ans.
Puis elle signe le sésame qui nous permet d’aller dans les orphelinats. En partant on la remercie, lui serre la main. Elle nous souhaite gentiment bonne chance.



C'est tout pour aujourd’hui. La visite des orphelinats est reportée au lendemain.

La fille de notre facilitatrice nous amène au grand centre commercial qui se trouve à 500 mètres de l’appartement, le Ramstore (ça s’écrit Pamctop en russe).
Nous y faisons quelques courses alimentaires rapidement : saucisses, pâtes cuisinées, brioche, yaourts… La plupart de ces produits que nous mangerons au cours des prochains repas ne seront pas très bons (sauf les yaourts). Nous ferons de meilleurs choix par la suite. Nous rentrons à l’appartement fatigués par le voyage et cette matinée stressante. Rien d'autres pour le restant de la journée.


Premières visites

Jeudi 21 octobre, nous visitons deux orphelinats (les n° 2 et 1 d'Almaty).
C'est une terrible expérience : les 5 enfants qui nous sont présentés (3 dans le premier orphelinat, 2 dans le second) sont tous plus ou moins gravement handicapés : SAF, retards mentaux, problèmes physiques importants... aucun de ces enfants ne rentre dans notre projet.
C'est très dur de dire non; ils sont touchants et on se rend compte que ce n'est pas la première, ni la dernière fois qu'ils sont présentés à des adoptants et que pour eux aussi, ça doit être déchirant d'être refusés à chaque fois.
Nous quittons les orphelinats démoralisés. Nous comprenons que dans ces orphelinats séjournent beaucoup d’enfants malades et handicapés pour lesquels aucun autre avenir que celui de la vie en institution n'est offert.



Retour à l’appartement.
L’odeur si particulière de l’orphelinat est comme accrochée à nos vêtements malgré le peu de temps pendant lequel nous sommes restés dans ces établissements.

En cette fin de 2ème journée au Kazakhstan, le moral est en berne. Les doutes et l’angoisse s’installent.

Vendredi, visite de l'orphelinat n°3 d'Almaty.
Ici aussi, on nous présente d'abord un enfant handicapé, avant de nous mettre dans les bras des jumeaux de 9 mois. La petite fille, que porte Corinne a l'air d'aller très bien, même si pour son age, c'est un poids plume avec très peu de tonus, mais son frère a lui des problèmes de vue, de poumons, voire d'autres problèmes. De toute façon, notre agrément porte sur un enfant seul, et des frêres et soeurs ne peuvent être séparés.
Même désillusion ici, même si on nous dit que peut-être plus tard il y aura un enfant pour nous dans cet orphelinat.


Enfin la rencontre !

Je raconterai plus tard ce que l'on a fait du vendredi 21 au jeudi 27 octobre.
Ce jeudi 27, nous retournons à l'orphelinat n°3.
On nous présente une petite fille de moins d'un an; elle est très mignonne, vive, d'une taille et d'un poids tout à fait normal. Avec la directrice de l'orphelinat, nous apprenons que sa mère l'a abandonnée à la naissance, qu'elle n'a pas de père connu. Elle est typée Kazakh, même si notre facilitatrice affirme qu'il n'y a pas que du Kazakh en elle.
Si elle n'a pas encore été adopté par des Kazakhs, c'est parce qu'elle souffre d'un trouble cardiaque, "facilement opérable" en France.
Son bilan de santé, mis à part cette pathologie cardiaque est très bon. Nous l'envoyons par mail avec des photos au Docteur de la COCA à Paris qui nous confirme le lendemain que cette petite fille est parfaitement adoptable.

Nous sommes aux anges : nous avons trouvé notre fille.

Après notre réponse positive, notre "bonding period" de 15 jours commence officiellement le 1er novembre et durera jusqu'au 15 novembre avec 1 heure de visite chaque jour.


La bonding

Depuis hier, donc, nos après-midi sont consacrés à la visite de cette petite fille. De 15 heures, juste après son biberon, à 16 heures, avant la sieste, nous passons une heure chaque jour avec elle dans la grande salle de musique de l'orphelinat.
Elle est hyper tonique et fait des progrès à vue d'oeil : si jeudi elle ne savait que passer du dos au ventre, aujourd'hui elle s'est mise à ramper pour attraper un appareil photo qui trainait par terre et la tentait bigrement !
Quand on la met debout, elle pousse sur ses jambes et essaie de garder la position : voila une petite fille qui saura marcher bientôt.
Nous prenons tous les jours photos et films, non seulement pour notre plaisir, mais aussi parce qu'ils devront être présentés lors du jugement pour montrer que l'apparentement se sera bien passé.

Nous avons envoyé des photos à Grégoire et Louis pour leur demander leur avis : même si "elle a les yeux un peu trop bridés", dixit Louis, ils concèdent qu'elle est mignonne !

La "bonding period" est une très bonne initiative qui permet vraiment aux parents et à l'enfant de se rencontrer, de s'apprivoiser et de débuter idéalement la relation parents/enfant.

Comme nous ne pouvons montrer de photo de notre petite fille, voici pour faire patienter la photo du pyjama que nous lui avons acheté au "Green Bazar" d'Almaty.







mardi 19 octobre 2010

C'est parti...

Un dernier message écrit depuis le sol français.
Nous sommes dans l'aérogare 2F de Roissy.

On a déjoué les grêves des contrôleurs aériens, la pénurie de kérosène à Roissy, bref,jusqu'à maintenant tout va bien.

Pourvu que ça dure !!!

Normalement, mon prochain post se fera depuis Almaty, si Internet est bien accessible depuis notre appartement.

A suivre...

jeudi 14 octobre 2010

La LOI est là... quelle belle allitération !

Enfin elle est arrivée !
Nous avons reçu notre Letter of Invitation datée du 11 octobre et nous devons être à Almaty... le 20 octobre ! Il y a parfois de ces coups d'accélérateurs ;-)

Donc depuis hier, on court.
  • D'abord le visa : on devrait l'avoir lundi 18. Ca serait super parce qu'on a pris un billet d'avion pour le mardi 19 !
  • Ensuite, justement, les billets d'avions. Comme on ne sait pas exactement quand on reviendra, et que par ailleurs, j'ai plein de miles Air France inutilisés (merci HH, private joke) on a réservé 2 allers simples via Amsterdam sur KLM pour pas cher du tout. Et en plus ça ne fait que 9h35, escale incluse. Bon, on arrive quand même à 4h15 du matin...
  • Refaire des documents (casiers judiciaires, certificats d'employeurs, certificat de bonne santé...) les faire apostiller, puis traduire en russe, pas de problème, on est devenu experts !
  • Savoir comment faire garder deux ados de 15 et 13 ans (ces bêtes là, ça ne peut quand même pas rester tout seul pendant 3 semaines) : merci belle-maman.
  • Prévenir les patrons respectifs que ben oui, on part la semaine prochaine pour 3 ou 4 semaines et que donc, non, on ne pourra pas assurer les réunions et rendez-vous qui étaient prévus
  • Faire la liste de tout ce qu'on veut emmener et qu'on n'a pas encore - encore un samedi shopping en perspective - et de tout ce qu'on pourra peut-être acheter sur place parce qu'après tout, on a droit qu'à 40 kgs de bagages.
  • ..... et plein d'autres choses....

Mais, heureusement, on est pleins d'énergie et on rêve (ou on angoisse, ça dépend de la partie du couple) à la première rencontre avec la future miss en espérant qu'elle sera la plus belle du monde, en parfaite santé, avec le QI d'Einstein et le physique d'une future starlette (il vaut mieux ça que le contraire !).

Sur place, on sera finalement en appartement, et je dois dire que plus que le confort, ce qui m'intéresse le plus c'est de savoir si on aura un accès Internet. Parce que les virées à l'Internet Café du coin, j'aimerai autant éviter. Enfin, on verra...

Ce qui est bien c'est qu'à Almaty, on devrait croiser plusieurs couples ou femmes adoptantes français, soit parce qu'ils adopteront, comme nous à Almaty, soit parce qu'après les jugements d'adoption, tout le monde doit en général passer une semaine à Almaty, endroit où se trouve l'ambassade de France, qui délivre les visas pour les nouveaux petits (presque) français.

Bon on en reparlera plus tard.


Ah au fait, jeudi 21 octobre, il fera 3° à Almaty.

dimanche 10 octobre 2010

Dans l'attente (encore...) on se prépare.

Donc, a priori, c'est lundi soir (demain) que notre facilitatrice devrait nous donner notre n° de LOI, qui nous permettra de faire une demande de visa.
Comme il faut maintenant 10 jours pour faire un visa, nous ne prévoyons pas de partir avant le week-end du 23 octobre.

Alors en attendant, on se prépare.

Hier, grande virée chez Décathlon.
J'ai dégoté sur Internet un site espagnol (http://www.tutiempo.net/clima/Almaty/368700.htm) avec toutes les températures journalières sur Almaty depuis 1933. Si je regarde la température moyenne sur les 3 dernières années, on a 2,4° et 5 jours de neige en novembre et -5,1° et 14 jours de neige en décembre, mais avec des pointes à -20° en journée.

Donc même s'il faisait 23° à Paris hier, on est parti à la recherche de vêtements "grand froid", et Décathlon, pour ça c'est top et beaucoup moins cher que des magasins spécialisés comme "le vieux campeur".
Nous sommes donc maintenant équipés de T-shirts "strathermic", de polaires à poil long supportant mieux les températures extrêmes et surtout plus respirantes que les polaires "standards", de chaussures spéciales pouvant affronter les -20°, mais restant plus portables en ville que des "Moon boots" et j'ai trouvé une parka qui me fait ressembler à un bucheron du grand nord mais qui devrait être hyper chaude et imperméable (Arpenaz 800 pour ceux qui veulent voir).

Veste Arpenaz 800 (c'est pas moi sur la photo...)

Il nous reste à acheter des gants et pantalons chauds et on sera parés pour les grands froids.... et ça resservira toujours pour le ski !



Autre préparation, j'ai repéré un hôtel (hôtel Astra : http://www.astra-hotel.kz/eng/) qui a l'air sympa à Almaty avec de bonnes critiques sur Internet, et pas trop cher (pour Almaty). Après envoi d'un petit e-mail, il nous font 20% de remise parce qu'on resterait longtemps chez eux. Alors on va voir, mais il est tentant, avec Wifi gratuit, piscine, sauna et comme il est récent, les chambres sont modernes.

Enfin, j'ai trouvé sur Internet les adresses des différents orphelinats, je les ai placés sur un plan d'Almaty et par un autre site j'ai repéré les lignes de bus ou de tram qui y vont.


Bref, on s'occupe pour tromper l'attente, mais je crois que l'un des éléments les plus significatifs d'une procédure d'adoption, c'est le temps interminable que l'on passe à attendre, sans avoir suffisamment d'explications pour que cette attente soit sereine !

mardi 5 octobre 2010

Enfin, ça y est... on y va ! Mais pas à Taldy-Korgan...

Notre facilitatrice nous a annoncé aujourd'hui qu'a priori (rien n'est jamais sûr), nous devrions recevoir notre LOI (Letter Of Invitation) la semaine prochaine pour aller à Almaty.

Quelques emails encourageants de notre facilitarice, entrecoupés de longs jours d'attente réellement frustrants, nous avaient réellemment mis au supplice

Nous devrions recevoir le n° de LOI lundi 11 octobre, ce qui nous permettra de déposer une demande de visa au consulat du Kazalhstan à Paris.


Et oui, Almaty, et plus Taldy-Korgan. C'est bien la peine d'avoir passé des heures à me renseigner sur Taldy-Korgan ;-)

Almaty est située juste au pied de la chaine de montagne Tian Shan qui culmine à 7439 mètres.

Et on devrait voler vers Almaty dans la deuxième quinzaine d'octobre. Ca tombe bien, ça fait 15 jours que je passe mon temps à regarder et re-regarder les différentes possibilités de vols vers Almaty.
Et bien, il n'y en pas une directe : on passera par Londres, Amsterdam, Francfort, Prague, Riga, St Petersbourg, Moscou, Istanbul ou même Abu Dhabi.


Bon, tout ça reste pour l'instant au conditionnel.. On en saura plus la semaine prochaine.

mercredi 22 septembre 2010

Santé et traumatismes de l'enfant adopté

C'était le titre d'une conférence à laquelle nous avons assisté hier soir à la Maison de l'Adoption du 92, animée par le Docteur Jean-Jacques Choulot, premier fondateur d'une COCA (Consultation d'orientation et de conseils en adoption) en France, à Pau.
Il a co-écrit le guide de l'adoption (http://www.amazon.fr/guide-ladoption-Jean-Jacques-Choulot/dp/2738119166/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1285152264&sr=8-1 pour celles et ceux que ça intéresse).

M. Choulot a des idées bien arrêtées sur l'adoption internationale et ne mâche pas ses mots, au risque, parfaitement assumé, de fâcher ses auditeurs.


Il a d'abord rappelé la disproportion entre le nombre d'agréments délivrés en France et le nombre d'adoption chaque année (globalement 9500 agréments contre 4500 adoptions dont 3500 à l'international), stigmatisant au passage ces conseils généraux qui donnent systématiquement l'agrément.

Il a ensuite présenté les principaux pays d'adoption et les problèmes de santé, tant physique que mentale qu'ont les enfants adoptés dans ces divers pays.

Dans son panthéon des pays "bien" pour adopter, on trouve l'Ethiopie, le Mali, le Vietnam et la Chine; au milieu, la Colombie où le dossier médical de l'enfant est parfait (voire trop documenté), mais où les enfants sont souvent abandonnés après de graves traumatismes psychologiques (viols, inceste...) et enfin, adopter en Haïti revient à assumer de gros problèmes potentiels de santé, et adopter en Russie, en Ukraine ou dans une moindre mesure aux Pays Baltes est pour le Dr. Choulot une hérésie devant les énormes risques de SAF (Syndrome d'Alcoolisme Foetal) qui font qu'un adulte souffrant de ce syndrome a un QI de 70, soit celui d'une personne souffrant de trisomie 21.
Il a généralisé cela à tous les anciens pays de l'URSS, sans toutefois citer le Kazakhstan (alors qu'il a parlé de Moldavie, d'Ukraine, de Lituanie...).
J'aurais tendance à penser qu'il n'a pas d'enfant en provenance du Kazakhstan dans sa clientèle, autrement il n'aurait pas hésité à citer ce pays.

Néanmoins, il est absolument clair que le SAF est la principale maladie à essayer de détecter chez un enfant que l'on souhaite adopter, d'autant plus qu'il n'est jamais mentionné dans les dossiers médicaux russes (et kazakhs, à ma connaissance).
Choulot a montré plusieurs photos d'enfants atteints de SAF, dont une petite fille russe très belle et souriante, expliquant que devant ces petits enfants parfois si beaux il était difficile de se dire que malgré tout, ils pouvaient être atteints de cette si terrible maladie.


Dans un second chapitre, il a traité des facteurs de risques pour une adoption réussie chez les parents. Age trop élevé (pour lui, l'agrément devrait être interdit au delà d'environ 45 ans), adoption à caractère humanitaire, adoption par des femmes célibataires ou par des couples "atypiques" (joli mot pour homosexuels), parent qui attendent trop d'un enfant alors que celui-ci à déjà subi d'importants traumatismes dans sa courte vie...
En résumé, trois pages PowerPoint denses, qui font qu'à part si on est un couple hétérosexuel sans enfant de moins de 35/40 ans, on est forcément à risque.

En ce qui nous concerne, nous cumulons plusieurs facteurs de risques selon la liste du Dr Choulot :
  • A 44 ans tous les deux, on est proche de la date de péremption adoptive
  • Nous avons déjà des enfants biologiques et grands
  • Mais surtout, un de nos enfants est mort, et donc on veut le "remplacer".

Ce n'est pas la première fois que cet argument nous est sorti, et certainement pas la dernière.
Alors au risque de me répéter, je dirai que oui, Juliette est morte et que toute notre vie nous aurons à porter en nous non seulement ce qu'elle n'est plus mais aussi ce qu'elle aurait pu/du devenir, mais, non la fille que nous souhaitons adopter ne remplacera pas Juliette.
Elle viendra comme un élément nouveau combler une famille certes blessée et qui sans elle resterait bancale, et elle sera aimée, choyée, pourra grandir dans un foyer chaleureux pour elle-même et pas pour être ce que sa soeur aurait du être.


Pour en revenir à ces facteurs de risques, il me semble effectivement utile de les connaître afin de pouvoir éventuellement y apporter les bonnes réponses.
Le Dr Choulot cherche non pas à faire peur aux futurs adoptants, mais à se poser les bonnes questions avant, pendant et après l'adoption pour assurer à l'enfant une vie apaisée et lui permettre de grandir heureusement après les tumultes de la première partie de sa vie.


En bref, la conférence était très intéressante, même si grâce au Dr De Truchis de la COCA de Versailles nous avions déjà en main la plupart des éléments nécessaires, mais pas forcément suffisants pour essayer d'adopter un enfant en meilleure santé possible.

Merci Dr. Choulot et merci à la Maison de l'Adoption du 92 pour organiser régulièrement ces conférences.

jeudi 9 septembre 2010

Toujours pas de nouvelles !

Et pourtant, pas un jour sur le forum sans l'annonce du début d'une "bonding period" ou d'un jugement d'adoption.

Ca bouge; certains ont mis beaucoup de temps et pour d'autres c'est allé beaucoup plus vite, mais ça bouge.

Ca donne plein d'espoirs et c'est en même temps extraordinairement frustrant.
Notre facilitatrice nous dit qu'il n'y a pas pléthore de filles à adopter sur la région d'Almaty et pourtant régulièrement nous apprenons qu'une bonding débute ou se termine avec une fille dans la région.

En étant fataliste, on peut se dire que notre tour viendra et que si pour l'instant nous n'avons toujours pas reçu notre "Letter Of Invitation" c'est que NOTRE fille, celle qui nous est destinée n'est pas encore disponible pour l'adoption.
C'est beau le déterminisme !

Allez ! On y croit !

mardi 7 septembre 2010

Kazakhstan

Le Kazakhstan.
Je dois avouer, avant de débuter le processus d'adoption, je n'avais qu'une très vague idée de ce qu'était le Kazakhstan.
Une ex-république soviétique à cheval sur l'Europe et l'Asie, avec de bons coureurs cyclistes, et c'est à peu près tout.




Aujourd'hui, le Kazakhstan est devenu une passion.
Je ne sais pas si nous arriverons à y adopter notre fille (on fait tout pour, quand même...) mais au moins je suis plus riche de connaissances sur ce pays et sur l'Asie Centrale.

Neuvième plus grand pays du monde (5 fois plus grand que la France), on n'y trouve que 16 millions d'habitants, autant dire que la densité de population est l'une des plus faibles au monde. Un tout petit bout du Kazakhstan est en Europe, à l'ouest de la rivière Oural qui se jette dans la mer Caspienne, mais la très grande majorité du territoire est en Asie.

Le Kazakhstan est une extraordinaire mosaïque de peuples, avec 2 langues officielles, le Kazakh et le Russe, 131 nationalités, les principales étant les Kazakhs (63%), les Russes (24%), les Ouzbeks (3%), les Ukrainiens (2%)...
En fait, pendant toute la durée de vie de l'URSS, le Kazakhstan a servi de zone de déportation au même titre que les goulags de Sibérie, d'où cette population très hétérogène où on trouve également des allemands, des coréens...
Du point de vue religieux, c'est la même hétérogénéité.

Et malgré toutes ces différences règne au Kazakhstan une véritable osmose entre les peuples et une totale ouverture d'esprit, permettant d'accepter, voire même de priser les différences.


La capitale est Astana, l'une des capitales les plus récentes du monde, puisqu'elle l'est devenue en 1998, pour remplacer Almaty, trop au sud pour représenter la globalité du Kazakhstan.



Et c'est donc dans cette immensité quasi-désertique, parmi cette myriade de peuples, que nous espérons trouver notre fille, plus précisément à Taldy-Korgan, à l'extrême est du pays, à moins de 100 kms de la Chine.

dimanche 5 septembre 2010

Attente...

Cela fait longtemps que je ne suis pas venu écrire ici.
La raison : rien n'a bougé, nous sommes toujours en train d'attendre.

Nous savons qu'a priori nous irons chercher notre fille à Taldy-Korgan (ou éventuellement à Almaty). Notre facilitatrice a envoyé notre dossier à la branche locale du ministère de l'éducation et elle attend qu'un enfant soit adoptable répondant à notre demande (une fille de 0 à 5 ans, n'ayant pas un état de santé qui ne puisse être soigné en France).

Début juillet, elle nous avait dit que de toute façon, rien ne bougerait avant septembre.
Nous sommes donc partis en vacances avec les enfants, certainement pas sereins, mais sans être dans la crainte de devoir partir à tout moment.

Voila, septembre est maintenant là, et on espère que de bonnes nouvelles ne tarderont pas trop.

Nous avons rencontré la semaine dernière une (heureuse) future maman d'une petite fille de Taldy-Korgan. Elle nous a rassuré sur le fait que l'orphelinat de Taldy-Korgan était très bien tenu, en très bon état, avec un personnel nombreux et professionnel.
Taldy-Korgan est une ville très agréable et passer les 2 à 3 semaines nécessaires à la période de bonding (période obligatoire pendant laquelle les adoptants doivent passer plusieurs heures par jour avec leur enfant pour commencer l'apparentement) ne lui ont pas paru désagréable.
Nous espérons qu'elle recevra très rapidement la date de son jugement d'adoption et qu'elle pourra alors retourner au plus vite à Taldy-Korgan retrouver sa petite fille.

Voila, c'est tout pour aujourd'hui.... On attend...

lundi 14 juin 2010

Notre parcours jusqu'à aujourd'hui

Pour monter un dossier d'adoption au Kazakhstan, il fallait (la procédure a maintenant changé) préparer un dossier très élaboré avec de très nombreux documents administratifs, médicaux, sociaux, financiers...
Documents qui devaient être légalisés, apostillés auprès d'une cour d'appel, puis traduits en russes avant d'être présentés au Consulat du Kazakhstan en France.

Le 4 janvier 2010, il fallait obtenir un rendez-vous avec le consul, et tous les rendez-vous étaient bloqués dans son agenda (environ 4 RDVs par semaine) ce fameux 4 janvier.
Aussi nous avons passé notre journée, Corinne et moi, suspendus au téléphone avant enfin d'arriver, à 15 heures à prendre un rendez-vous pour le 10 février, notre dossier étant déjà très avancé.
Nous avons ainsi eu une chance énorme, puisque quelques mois plus tard, le Kazakhstan ayant adopté le Convention de La Haye sur l'adoption, tous les rendez-vous postérieurs au 19 mai ont été purement et simplement annulés, au grand dam et à la fureur des adoptants qui avaient un RDV plus tard dans l'année.

Pour faire bref, nous avons terminé notre dossier à temps et nous l'avons déposés auprès de l'assistante du consul le 10 février. Il a été très vite accepté par le consulat et nous avons alors pu récupérer ce dossier et l'envoyer au Ministères des Affaires Étrangères du Kazakhstan.

Pour pouvoir adopter au Kazakhstan, il est quasiment obligatoire de travailler avec un facilitateur ou coordinateur, qui aidera dans toutes les démarches tant juridiques que pratiques sur place.
Nous avons donc contacté plusieurs facilitateurs et nous nous sommes décidés pour une femme qui travaille sur l'ex-capitale, Almaty, et sa région (orphelinats de Taldy-Korgan et Karakastek).

Adoption ?

Pourquoi adopter ? Pourquoi une fille ? Pourquoi au Kazakhstan ?

De nombreuses questions auxquelles je vais essayer d'apporter une réponse rapide...

Corinne et moi, nous avons eu 3 enfants : Grégoire est né en 1995, suivi par Louis en 1997 et la petite dernière, Juliette est arrivée en 2001.

Une vie de famille joyeuse, comblée par ces 3 bonheurs qui grandissaient tranquillement et heureusement.
Mais en février 2007, notre vie a basculé, Juliette, notre trésor, est morte dans un accident de voiture où Grégoire et Louis on été plus légèrement blessés.

Nous avons traversé cette année 2007 comme des zombies, n'ayant plus goût à grand chose, survivant plutôt que vivant pour avancer néanmoins et permettre aux deux garçons de grandir (presque) normalement.

Mais il y avait un vide immense dans notre cercle familial, un vide dans nos coeurs que rien ne pourrait combler à part, et c'est devenu une évidence,  un autre enfant.
Juliette était unique, elle n'est donc pas "remplaçable". Aussi nous ne voulons pas d'une Juliette-bis, mais d'un enfant lui aussi unique qui grandira heureux dans une famille aimante.

Nous avons atteint Corinne et moi un âge où il ne nous est plus donné de pouvoir attendre un nouvel enfant, c'est pourquoi nous avons décidé d'adopter une petite fille.

Une fille, parce que nous avions trouvé un équilibre merveilleux avec 2 garçons et une fille et que nous aimerions recréer un autre équilibre.


La procédure d'agrément nous a pris beaucoup de temps, mais en novembre 2009, nous avons eu notre agrément pour adopter un enfant de moins de 5 ans.


Alors pourquoi le Kazakhstan ?
Vu notre âge et notre histoire, nous ne pouvons pas passer par un Organisme Agréé pour l'Adoption (OAA), ce qui limite singulièrement le choix des pays où nous pouvons adopter.
Nous nous sommes donc tournés vers l'adoption individuelle en Russie, mais c'est un pays où il est aujourd'hui plus compliqué d'adopter aussi avons nous choisi en décembre 2009 de monter un dossier d'adoption au Kazakhstan, pays très proche de la Russie, par la langue comme par la population.