vendredi 7 janvier 2011

Des nouvelles quand on n'en attendait pas.

Nous n'attendions aucune nouvelle avant lundi 10 janvier.
En effet, du 24 décembre (noël catholique) jusqu'au 7 janvier (noël orthodoxe), c'est comme un tunnel administratif pendant lequel il ne se passe normalement pas grand chose au Kazakhstan (même si une amie a eu un jugement positif mercredi, pour notre plus grande joie).

On attendait donc impatiemment lundi pour en savoir plus, surtout quant à la date du dernier voyage.

Et voila que cet après-midi, je consulte par hasard ma messagerie et je vois que notre facilitatrice nous a envoyé un message. Angoisse (toujours), espoir, brefs sentiments mélangés, j'ouvre le mail et grand soupir de soulagement "We have good news..."

Et là, une pièce jointe, que j'ouvre et qui me submerge d'émotion : les grands yeux noirs de Charlotte qui me fixent avec un air étonné depuis la photo de son passeport !


En fait, des moments d'émotion, on en a eu plein pendant toute la procédure, et surtout à Almaty, mais là, j'ai été pris complètement par surprise et j'en ai presque pleuré de bonheur (presque, j'étais au bureau quand même !).

Le photographe est venu à l'orphelinat pour cette photo de passeport et il a réussi une super photo. Pourtant dieu sait que c'est difficile de faire un portrait d'un bébé !
Le passeport est daté du 31 décembre 2010 et Charlotte le gardera jusqu'en 2020.

D'après la facilitatrice, encore 7 jours ouvrés et tout devrait être prêt pour que Corinne retourne une dernière fois à Almaty pour récupérer définitivement Charlotte à l'orphelinat, l'amener au Consulat de France pour son visa français et normalement trois jours après, bye-bye Kazakhstan et hello France !


A suivre ...

samedi 25 décembre 2010

Confirmation !

Nous venons de recevoir un e-mail de notre facilitatrice : il n'y a pas eu d'appel, donc le jugement d'adoption est définitif !!!

Un vrai soulagement et une réelle délivrance !


Par contre, on ne devrait aller chercher Charlotte que vers la fin janvier à cause des délais administratifs causés par les fêtes de fin d'année.

La période d'appel est terminée.

Normalement, nous devrions être définitivement les parents de Charlotte.
Mais nous n'avons aucune nouvelle de notre facilitatrice : "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" nous direz vous.
De fait, elle doit aller chercher un document officiel et nous imaginons qu'elle nous donnera des nouvelles ensuite. Mais j'avoue que c'est pesant cette habitude de ne communiquer que quand il y a obligatoirement quelque chose de neuf.

Enfin, je pense que lundi on sera définitivement rassuré et qu'on pourra commencer à planifier la suite.

On a commencé cette semaine à faire les achats nécessaires à l'arrivée de Charlotte à la maison. Si pour certains éléments (sièges auto, poussette, matelas...) nous voulons du neuf et du sécurisant, on trouve facilement sur eBay des produits presque neufs, de grande qualité et à des prix vraiment intéressants : c'est ainsi que cette semaine, nous avons récupéré un très joli lit et un parc pour mademoiselle.

Tiens, d'ailleurs, en parlant de mademoiselle, je vous propose de cliquer sur ce lien, pour voir quelques photos de Charlotte illustrées par la magnifique chanson que Francis Cabrel a dédié à la mère biologique de sa fille adoptive : "Mademoiselle l'aventure"
http://cid-dd4d5212ea2fe350.skydrive.live.com/redir.aspx?resid=DD4D5212EA2FE350!206

En attendant, nous vous souhaitons un très joyeux Noël !



vendredi 10 décembre 2010

Retour (2ème) !

Ce matin on s'est levé aux aurores (façon de parler, le soleil se lève vers 8h30/9h00 en ce moment à Almaty); on s'est donc levé vers 5h30 pour arriver à 7h00 à l'aéroport d'Almaty... pour s'apercevoir que l'avion en provenance d'Amsterdam avait 4 heures de retard et donc que le vol dans l'autre sens aurait 2 heures de retard.
Bon, ça n'a pas été plus génant que ça, on a juste été obligé de changer le vol Amsterdam-Paris.

Les deux vols se sont bien passés, et on a été très heureux de retrouver les deux garçons à la maison.

Charlotte va nous manquer, c'est sûr, mais ce n'est pas la même sensation qu'après le premier retour. Là au moins on est sûr qu'elle sera bientôt avec nous pour toujours.

Allez, pour vous faire patienter avec nous, voila trois photos de Charlotte. J'espère que vous comprendrez pourquoi on est tellement heureux d'être ses parents.



A bientôt.

mercredi 8 décembre 2010

Charlotte Alia est heureuse d'être notre fille !

Quand nous sommes allés voir Charlotte Alia cet après-midi, c'est comme si elle savait déjà la bonne nouvelle.
Elle était ultra souriante et très enjouée, manifestant un plaisir visible à nous voir.

Nous étions nous-mêmes très content de dire aux nounous qu'elle était maintenant officiellement notre fille, dans un russe pour le moins rudimentaire.

Nous rentrerons vendredi après-midi à Paris... si le temps le permet. Après avoir visité Istanbul, on aimerait éviter d'autres étapes forcées.

Merci à toutes et à tous pour vos messages de félicitations et d'encouragements. Ils nous vont droit au coeur.

A très bientôt.

Mercredi 8 décembre 2010 à 11H40, la juge a dit...

... "Da" !

Voila c'est fait (ou presque, il reste 15 jours de période d'appel), Charlotte Alia est notre fille !

Toujours pas de photos à vous montrer, elle viendront pour Noël, à la fin de la période d'appel.


La nuit a été courte, nous avons tout deux eu du mal à nous endormir, mais on était quand même en forme ce matin.

Notre facilitatrice est venue nous chercher à 9h00, prenant de la marge pour pouvoir aller chercher la représentante de la tutelle de la ville d'Almaty.
Arrivé à 9h15, cette dame nous a fait patienter jusqu'à 9h50, du coup, malgré le rallye dans les rues verglacées d'Almaty, nous sommes arrivés 5 minutes en retard au tribunal, à 10h05.
Je ne vous dit pas le stress et les pensées négatives qui défilent.

Enfin, on a pu entrer dans la salle d'audience avec notre facilitatrice, notre traductrice, la représentante de la tutelle, la représentante de l'orphelinat, le procureur (à l'air ultra sévère), la greffe et la juge, une très jeune femme d'une trentaine d'années.

Après déclinaison de nos états-civils, nous sommes rentrés dans le vif du sujet : pourquoi adopter, pourquoi au Kazakhstan, est-ce qu'on s'occupera bien de notre fille ?....
Bref, on a été mis sur le grill, surtout par le procureur qui voulait s'assurer que Alia serait bien traitée dans notre famille et qu'elle resterait kazakh jusqu'à sa majorité.
En fait, après le jugement, on a pu discuter avec lui en anglais, et il s'avère qu'il est en fait très sympa et vraiment concerné par le bien-être des enfants kazakhs qui sont confiés à des étrangers.

Après une première pause d'un quart-d'heure, précédant la demande par la juge à toutes les personnes présentes si elles étaient d'accord avec cette adoption, et sur leurs réponses positives, elle est ressortie 5 minutes avant de nous annoncer la bonne nouvelle, la justice Kazakhe accepte de faire de nous les parents adoptifs de Charlotte Alia.

Retour à la maison pour se changer (les chaussures de ville, sur la glace, c'est franchement limite -;) ) et nous sommes venus au Café Keruen (clin d'oeil pour ceux qui connaissent) fêter la nouvelle avec des shashliks et pouvoir réserver notre billet retour anticipé (on rentre vendredi) et bloguer.


Hip hip hip hourra !!!

lundi 6 décembre 2010

Dans la glacière d'Almaty

Notre vol s'est très bien passé, on avait la chance d'être au niveau d'une porte de sortie, donc avec beaucoup de place pour les jambes. En plus, la nourriture sur Turkish Airlines est très bonne.

Quand nous avons atterri, une brume recouvrait l'ensemble de l'aéroport : une brume de froid !
Comme il a neigé samedi et que depuis il fait très, très froid, la neige tient très bien et est souvent transformée en glace.
Déjà sur la passerelle, on a pu sentir que dehors, c'était pas les tropiques, mais c'est quand on est sorti de l'aéroport qu'on a enfin pu saisir la réalité de ce froid : -12°.
Ca change des 20° de samedi soir à Istanbul.

Tout est blanc, c'est magnifique, mais les conditions de circulation en voiture sont difficiles, pour ne pas parler des conditions de circulation à pied, la marche se pratiquant à nos risques et périls sur des trottoirs souvent bleuis par la glace qui remplace la neige tassée.

Aujourd'hui, on a pu aller à l'orphelinat pendant 1h30. Arrivés sur place, surprise, la miss a changé de chambre. En fait, son groupe de 13 a beaucoup diminué et les 7 enfants restants ont été transférés dans une autre aile de l'orphelinat, mais dans des pièces en tout point semblables aux premières.

Mademoiselle a d'abord été surprise de nous voir mais a tout de suite été en confiance et nous avons passé 90 minutes super agréables, à peine perturbées par quelques régurgitations.
En seulement trois semaines, elle a pas mal changé, a pris des joues et surtout beaucoup de cheveux.
Par ailleurs, comme l'a montré une des nounous, elle tient debout seule si elle est appuyée contre un mur.

Nous sommes ravis de la retrouver en pleine forme et vraiment impatients de pouvoir officiellement l'appeler notre fille.

Ce soir, notre facilitatrice est venu avec la traductrice français/russe qui sera avec nous au jugement. Ensembles, nous avons révisés le discours à tenir devant le tribunal après-demain, et ensuite on l'a écrit et répété avec Corinne.

On ne fera sans doute pas de vieux os ce soir, on manque quand même beaucoup de sommeil.

J'ai oublié de vous dire que nous avions changé d'appartement; nous sommes maintenant dans celui qu'occupait notre amie Françoise, il est au centre ville, plus grand, plus clair et 2 fois moins cher. En plus le propriétaire a fait des travaux depuis notre dernier passage (un nouvel évier dans la cuisine et de nouveaux robintes dans la salle de bain), il est maintenant vraiment très bien.
Et le lit de notre chambre est très confortable.

Sur ce, bonne nuit !

PS: une pensée pour Chantal qui a rencontré aujourd'hui celle dont nous espérons qu'elle deviendra sa fille pour la vie.

dimanche 5 décembre 2010

Une journée à Istanbul

Après une nuit réparatrice (l'hôtel a beau être à perpette, la literie est du niveau 5*) et un petit déjeuner face à la mer, on a pris le bus pour Istanbul.
Normalement, on aurait eu droit à une navette de Turkish Airlines, mais comme notre vol est à 23:05, la navette serait venu nous chercher à 19:00. Ils avaient apparemment du mal à comprendre qu'on voulait visiter la ville et que nous nous passerions de leur navette...

Si hier il faisait encore 20° à Istanbul, aujourd'hui, c'était temps gris, petite pluie et 6°.
Cependant, la ville est magnifique et nous nous sommes promis d'y revenir pour la visiter vraiment, en plusieurs jours.





Nous avons d'abord visité la Mosquée de Sultanhamet ou Mosquée Bleue : c'est sans doute la plus belle mosquée que nous ayons pu visiter, l'intérieur est à la fois très dépouillé, avec un plan très simple et malgré tout d'une richesse de couleurs incomparable.




Juste en face de la Mosquée Bleue, à 300 mètres se trouve l'ancienne Basilique Ste-Sophie, autre bâtiment grandiose, nettement plus ancien puisque créée au 6eme siècle.
Corinne, qui l'avait déjà visitée, a fait le guide : le dôme est le plus grand dôme existant, plus que celui de St-Pierre à Rome. Il s'est d'ailleurs écroulé peu de temps après la construction et a été ensuite reconstruit plus solide. Il est toujours là, donc on peut dire que la seconde fois a été la bonne.

Au départ église chrétienne, la Basilique a été transformée en Mosquée par l'adjonction de minarets lorsque les musulmans ont pris Constantinople; elle a ensuite été transformée en musée.

Beaucoup de restaurations ont eu lieu qui ont permis de retrouver des fresques en mosaïques splendides, si belles d'ailleurs que les Doges ont fait venir ces artisans géniaux à Venise pour créer les fresques de la Basilique St-Marc.

L'intérieur est vertigineux, on a du mal à croire qu'une telle étendue de toit puisse tenir uniquement avec les murs sur les côtés.




Juste à côté de la sortie de Ste Sophie, se trouve l'entrée de la Citerne Basilique, une très grand réservoir d'eau souterrain avec plusieurs centaines de piliers soutenant la voûte au dessus d'un bassin qui doit pouvoir contenir plusieurs millions de litres.

Ceux qui ont vu "Bons baisers de Russie" dans la série des James Bond se souviendront de cet endroit...




Ensuite nous avons déjeuner d'une très bonne Moussaka pour Corinne et de Kebab pour moi dans un petit resto très sympa.

Après, on comptait visiter le grand bazar dont Corinne avait de très bons souvenirs, mais malheureusement, il est fermé le dimanche. Bon, comme les souvenirs de Corinne évoquaient surtout des boutiques de vêtements ou de bijoux, je ne suis finalement pas si triste de cette visite manquée.

Enfin, par le tram puis le métro, nous voila de retour à l'aéroport où nous avons trouvé un confortable bar avec accès Internet. L'avion est dans 3 heures, on va donc rester installés peinards ici.

Espérons que l'avion n'ait pas de retard........


A bientôt !

Istanbul... ou plutôt Kumburgaz !

Notre vol Turkish entre Paris et Istanbul s'est super bien passé.
Bon repas, beaucoup de place pour les jambes, des hôtesses très mignonnes (ça c'est pour Alain)...

Mais le vol est parti avec 40 minutes de retard et est arrivé avec 55 minutes de retard... et, donc, nous avons raté la correspondance ;-(

Nous sommes donc obligés de rester à Istanbul jusqu'à demain soir, heureusement il y a des vols entre Istanbul et Almaty tous les jours.

Comme on était pas super pressés, on s'est dit, faisons contre mauvaise fortune bon coeur, on en profitera pour visiter Istanbul.
D'autant qu'à l'aéroport, il nous ont dit qu'on dormirait dans un 5* au centre ville.

5*, certes, à la turque, soit un bon 3* français, mais bon, on paye pas, on va pas se plaindre...
Au centre, certes, mais pas d'Istanbul, non, au centre de Kumburgaz, riante cité balnéaire située à 30 kms à l'Ouest d'Istanbul.....


Comme rien ne nous arrête, demain, on prend le bus qui passe devant l'hôtel et on se fait une visite guidée par nous même des hauts lieux touristiques de la ville, avant de filer à l'aéroport.

Le seul hic, c'est qu'on est habillé pour affronter les -10° d'Almaty... et qu'il fait +20°.


Comme l'a dit Marion en commentaire du post précédent, ça nous fera des histoires à raconter à la petite...


Allez, à bientôt, from Almaty, cette fois !

samedi 4 décembre 2010

Neige (suite)

Finalement, on va pouvoir partir.
Notre 737 de Turkish Airlines vient d'arriver, avec 30 minutes de retard.

Comme on a normalement que 65 minutes de correspondance à Istanbul, avec 30 minutes de moins, ça va être chaud.

Mais bon... on a l'habitude des hauts et des bas, des longues semaines d'attente et des brusques coups d'accélerateurs.

En tout cas, ce midi, en une demi-heure, on a voyagé successivement à Francfort, puis Prague et Moscou, pour finir à Istanbul, au gré des recherches de la super hôtesse d'Air France qui s'est pliée en 4 pour trouver une solution à la fermeture de l'aéroport d'Amsterdam (toujours fermé à l'heure qu'il est).

Allez, on va embarquer, alors à très bientôt...

Neige !

Nous sommes à Roissy... et notre vol pour Amsterdam est annulé : l'aéroport de Schipol est fermé à cause de la neige !

Après une demie-heure de recherches, une super hôtesse d'Air France a réussi à nous transférer sur un vol de Turkish Airlines avec changement à Istanbul, qui part dans 4 heures, si Roissy ne ferme pas, parce qu'ici aussi il neige beaucoup.

A suivre...

mercredi 1 décembre 2010

La course aux documents, comme d'habitude.

Depuis que nous connaissons la date du jugement, c'est de nouveau la course aux derniers documents : nouveaux visas pour le Kazakhstan, pouvoirs pour notre facilitatrice, documents médicaux nouveaux ou mis à jour, attestation du Service de l'Adoption Internationale...

Ensuite, chaque document doit être légalisé ou une copie doit en être faite et certifiée conforme par la mairie de Rueil (ils commencent à bien nous connaître et sont super compréhensifs et efficaces), puis tout ça doit être apostillé auprès de la Cour d'appel de Versailles et enfin, amenés à notre traductrice dans le 10e à Paris...
Tout ça, ça donne des heures dans les voitures où les transports en commun pour Corinne et moi.
Mais, bon, c'est pour la bonne cause, n'est-ce pas ?

Enfin! Victoria, notre super traductrice a tous les documents et on en récupère la traduction vendredi soir, juste à temps pour le départ le lendemain.
Donc rien à faire demain ! Ça tombe bien avec la neige qui s'annonce...


En réponse à une question d'Elodie sur mon dernier post, non, malheureusement, même si notre jugement est positif (on croise les doigts), notre fille ne rentrera pas avec nous.

Après le jugement, il y a une période d'appel de 15 jours, ce qui fait que si nous avons par exemple un jugement positif le 9 décembre, alors nous devrions avoir le plus beau des cadeaux pour noël !

Ensuite, notre facilitatrice devra préparer tous les papiers de sortie du territoire kazakhstanais pour la petite (passeport, visa de sortie...), ce qui devrait prendre encore 15 jours / 3 semaines.
Après seulement, on retourne à Almaty, on récupère enfin mademoiselle définitivement, on l'emmène au consulat français pour lui faire un visa d'entrée en France (elle ne sera vraiment française qu'après l'adoption plénière d'ici 6 à 12 mois), encore une semaine sur place et on rentre enfin.

Donc en étant optimistes, on pense qu'elle sera là d'ici fin janvier, soit 2 ans et demi après le début de notre procédure d'adoption. Quel parcours !

vendredi 26 novembre 2010

Jugement le 8 décembre !

Ce matin, un petit mail de notre facilitatrice : le jugement aura lieu le 8 décembre (en tout cas il commencera le 8, on ne sait pas vraiment si il se fera en 1, 2 ou plusieurs jours).

Nous sommes donc priés de revenir à Almaty le week-end du 5 décembre, afin d'avoir 2 jours pour se préparer à notre passage devant le juge.
Ces quelques jours supplémentaires nous permettront aussi de repasser un peu de temps avec notre petite, et ça, c'est génial !


Cette fois-ci, on va changer d'appartement, histoire d'être au centre-ville, et accessoirement, de payer 2 fois moins cher.
Autre petit changement, la météo annonce -11° le jour où on arrivera à Almaty : on va enfin pouvoir tester les qualités calorifiques de notre équipement...

Et pour y aller, à nouveau KLM via Amsterdam, encore merci les miles Flying Blue !

mercredi 17 novembre 2010

Back to France

J'avoue !
J'ai été feignant. Pas un message depuis samedi...

Alors je me rattrape aujourd'hui.

Dimanche 14 novembre
Aujourd'hui, pas de bonding. Nous sommes allés retrouver plusieurs amies adoptantes françaises au Bazar vert pour quelques courses pré-départ.
En fait, on cherchait du caviar. Le belouga, qui coûte 7000 € le kilo chez Petrossian à Paris se vend ici 930 € le kilo. Bon, on n'en pas acheté un kilo, mais 50 grammes.
On le goûtera de retour à la maison, et s'il est bon, on en reprendra au prochain voyage.


Le Bazar Vert


Nous sommes ensuite allés manger des shashliks (brochettes) de mouton dans le restaurant juste en face du bazar : elles étaient excellentes.

Le premier week-end, nous étions allés visiter le parc Panvilov, sous la neige. Nous y sommes retournés par une soleil radieux : ça change tout !
La cathédrale Zhenkov, déjà très jolie quand il fait gris, brille de ses mille couleurs sous le soleil.

J'en ai profité pour faire plein de photos de Macha, la nouvelle fille pour la vie de Valérie : Valérie, il y en a de superbes que tu pourras mettre sur ton propre blog !

On a terminé la balade au TSUM, le grand magasin du coin où nous avons trouvé une très belle Matriochka (poupée russe) pour belle-maman et une matriochka kazakh (en fait 7 yourtes encastrées l'une dans l'autre) pour Carole, ma belle-soeur.

De retour à la maison, nous avions rendez-vous avec notre facilitatrice pour finaliser la liste des papiers qu'il faut refaire pour le jugement. D'après elle, le jugement devrait se faire d'ici 3 à 4 semaines, ce qui veut dire qu'on va très bientôt retourner à Almaty. Bonne nouvelle !


Lundi 15 novembre
Dernière visite à notre fille aujourd'hui !
Elle était en pleine forme... Nous avons pu discuter avec le médecin-chef de l'orphelinat, par gestes. Cette femme à l'air très compétente et mademoiselle est entre de bonnes mains avec elle.
Petit moment de panique quand nous avons du quitter la salle de musique en urgence : Roger Moore, ambassadeur de l'Unicef visitait l'orphelinat avec des journalistes !
Nous ne l'avons pas croisé, ce qui était d'ailleurs le but de la manoeuvre nous ayant amené à changer de pièce ;-)
Bon, ça a été un peu dur de se séparer, sachant qu'on ne la reverra pas avant un mois. Elle aura sûrement pas mal changé d'ici là !

Nous avons ensuite imprimé les 30 photos qui seront présentées lors du jugement, prouvant que nous fait une bonding dans les règles de l'art et que mademoiselle s'est bien accoutumée à nous. Les photos sont magnifiques et montrent que, même en un mois, elle a beaucoup évolué.

Couchés tôt en prévision du lever matinal, il nous a été difficile de nous endormir. Je me suis finalement relevé jusqu'à 1 heure du matin, ce qui fait que je n'ai dormi que 4 heures.


Mardi 16 novembre
Notre facilitatrice passant nous chercher à 5h45 pour notre avion de 9h20, nous nous sommes levés à 5h00.
Courte nuit donc, un peu inutile puisqu'arrivés à l'aéroport, nous avons du attendre 1/2 heure avant le commencement de l'enregistrement et après, 2 heures, dans la salle d'embarquement de l'aéroport d'Almaty.

Le vol KLM jusqu'à Amsterdam s'est très bien passé, nous avons pu observer la mer d'Aral (où plutôt ce qu'il en reste), la mer Caspienne...
A Amsterdam, il faisait très beau et c'est là que nos routes se sont séparées.
En effet, Corinne prenant le premier vol pour Paris, où sa mère est venue la récupérer, tandis que je restai 6 heures de plus, le temps d'un rendez-vous avec un de mes gros clients sur Amsterdam.
Je suis donc rentré à 20h à Rueil-Malmaison, soit 1 heure du matin, heure d'Almaty : une bien longue journée, mais avec l'immense plaisir de revoir Grégoire et Louis après 1 mois d'absence !


Mercredi 17 novembre
C'est fou, rien ne s'est arrête pendant notre absence, alors une longue journée à tout rattraper, retour à la maison à 20h30...

samedi 13 novembre 2010

Dernier week-end !

Le samedi est une journée beaucoup plus calme à l'orphelinat, aussi avons-nous sauté sur l'occasion pour demander si on pouvait visiter la pièce de vie, ainsi que la chambre des enfants du groupe de notre fille.

Autorisation accordée !

Nous avons donc pu enfin pénétrer dans le saint des saints.
La première (petite) pièce fait office de bureau / cuisine / salle de bonding quand la salle de musique est occupée.

On entre ensuite dans une grande salle d'environ 30 m2 où les enfants passent l'essentiel de leur temps d'éveil.
On y trouve un très grand parc où les bébés les plus jeunes passent la majorité de leur temps.
A côté de ce parc se situent 4 à 5 youpalas où les enfants sont également mis très tôt, malheureusement souvent devant la télé allumée avec des programmes pas vraiments adaptés.

Dans le groupe de mademoiselle, il y a en ce moment 13 enfants dont le plus âgé a 14 mois et le plus jeune a 2 mois. Quand tous se mettent à pleurer en même temps, dans cette pièce, vous imaginez le concert !

La porte que vous voyez au fond donne sur la dernière salle du groupe, la chambre à coucher.
13 lits à barreaux, rapprochés 2 à 2 (sauf un) dans une pièce d'angle très lumineuse, chaleureuse avec une jolie décoration et beaucoup de jouets.



Comme vous pouvez le voir, cet orphelinat, comme d'ailleurs semble-t-il beaucoup au Kazakhstan est très loin de l'image de mouroir pour enfant que l'imaginaire véhicule lorsque l'on parle de pays de l'est.

Pour s'occuper des 13 enfants, il y a au moins 6 ou 7 nounous, et même si certains enfants nécessitent plus de soins de par leur santé ou leur handicap, tous bénéficient de la supervision bienveillante du personnel.

Ce qu'il leur manque, c'est de l'amour... un amour exclusif et pas "payé" par l'état où la collectivité.

Si le jugement qui vient bientôt s'avère positif, notre fille aura une vraie famille et tout l'amour qu'on pourra lui donner !

vendredi 12 novembre 2010

Temps libre...

Aujourd'hui, mademoiselle n'était pas en forme.
En fait, elle a visiblement des dents qui poussent et ça la fait souffrir.
On lui avait acheté la semaine dernière un hochet avec des clés en plastique gélifié, idéal à mâchonner quand on a mal aux dents. Elle n'a pas arrêté de le mettre à la bouche aujourd'hui, alors que d'habitude elle ne lui témoigne que peu d'intérêt.

Espérons que ça aie mieux demain...


Par ailleurs, comme vous avez pu le remarquer, on a beaucoup de temps libre en dehors de la bonding.
Naturellement, les sorties en ville avec nos amis adoptants français d'Almaty occupent bien une partie de ce temps libre, de même, comme je le disais en début de semaine, qu'Internet et ses dérivés (Skype, blog, forums...).


Mais tout ça nous laisse encore pas mal de temps à tuer.

Alors on regarde des films (nous en avons prévu une trentaine, il en reste pas mal à regarder...), et, en ce qui me concerne, je lis beaucoup.

J'ai amené avec moi 8 livres, soir relativement peu par rapport à ce que j'emmène en vacances, mais, bon, ici, il n'y a pas de plage...

Le choix est assez éclectique, mais je vais ici parler des trois qui m'ont le plus plu :

La nostalgie de l'ange, d'Alice Sebold : la petite Susie Salmon, 14 ans, a été violée et assassinée et depuis le paradis où elle se retrouve, elle suit l'enquête policière, sa famille, son meurtrier. Elle observe la douleur et la blessure des siens, d'abord béante, puis sa lente cicatrisation...
Ceux qui connaissent notre histoire (pour les autres, voir le premier post) comprendront à quel point ce livre me touche et les échos, mais aussi les espoirs qu'il fait résonner en moi.
Si j'avais une once de talent littéraire, c'est ce genre de livre qui me pousserai à écrire !
Peter Jackson, le réalisateur de la trilogie du Seigneur des Anneaux, en a d'ailleurs tiré un film qui s'appelle Lovely Bones, titre original du livre en anglais, et que je vous recommande.


Les gens, de Philippe Labro : On suit trois destins de la Californie à Paris, trois vies qui finissent par se croiser et dont le point commun est le manque d'amour.
Une belle histoire, sans temps morts avec la fluidité d'écriture de Labro, c'est captivant, et à vrai dire, on en voudrait plus, quand la dernière page est tournée.

Les croassements de la nuit, de Preston & Child : un thriller dans les immenses plaines du Kansas, avec un tueur en série et un détective hors du commun, mélange de Sherlock Holmes et de Myron Bolitar (le héros récurrent de Harlan Coben, que je vous recommande d'ailleurs aussi vivement).
C'est ma belle-soeur (merci Carole...) qui m'avait acheté ce livre, il y a pas mal de temps, et j'avais oublié de le lire. Erreur ! C'est vraiment un thriller palpitant, une histoire pleine de suspense jusqu'au bout. Le héros est d'ailleurs devenu un personnage récurrent des auteurs.
Je vais m'empresser d'acheter les autres livres dès notre retour. Ça me fera de la lecture pour les deuxième et troisième voyages...

mercredi 10 novembre 2010

A la recherche du magasin perdu...

Aujourd'hui encore, il a fait super beau sur Almaty.
Ça fait trois semaines que nous sommes là et à part 1 jour de neige et 3 jours de pluie, nous avons eu beau temps tout le temps et entre 12 et 15° en moyenne.
Et la météo prévoit le même temps jusqu'à mercredi prochain, où les températures vont dégringoler.
Mais comme on sera à Paris...

Nous avons rencontré aujourd'hui une nouvelle arrivée sur Almaty, Laurence, qui espère trouver son enfant rapidement.

Avec Françoise et Laurence, nous sommes donc partis à la recherche d'un magasin de produits kazakhs typiques que Françoise avait trouvé très sympa lors d'un séjour précédent. On aimerait bien y trouver des chapkas pour ramener aux garçons.
On a marché, marché, marché, mais on l'a jamais trouvé.
Pas si grave, on avait tellement marché qu'on a trouvé un autre magasin du même genre où l'on va normalement en bus. Sympa, avec de très beaux tableaux locaux, mais pas de chapkas...

Mais juste à côté, un pub assez sympa, le Glen Pub, ou serveurs et serveuses sont en kilts ! Bon, ça veut quand même pas dire qu'ils parlent anglais...
On y trouve plein de whiskys différents et on peut même y manger du Haggis, plat typiquement écossais s'il en est.

On devait aussi trouver un Internet café pour imprimer nos billets d'avions.
Dans celui du Ritz (l'un des 2 centres commerciaux à côté de chez nous), un quart d'heure d'Internet et l'impression de 6 pages nous ont coûté la somme exorbitantes de... 60 tenges, soit environ 30 centimes. Parfois le Kazakhstan a de bons côtés ;-)

Bonding plus tardive aujourd'hui, à 17 heures (avant, c'est apparemment la journée des parents kazakhs).
Mademoiselle sortait de la sieste, alors au début, elle était plus calme.
Mais, as usual, ça n'a pas duré.

Elle nous apprécie de plus en plus et aujourd'hui, en plus des sourires récurrents, elle nous a gratifiés de magnifiques grimaces, visiblement son expression d'un haut niveau de contentement.
Ça va être difficile de lui dire au revoir lundi prochain, et de se dire que quand on la reverra, un mois plus tard au minimum, elle nous aura vraisemblablement oubliés.

mardi 9 novembre 2010

Miracles de la communication à travers Internet

Rien écrit hier soir...
En fait, on a passé beaucoup de temps sur Skype avec les enfants.
Miracle de l'Internet, Skype permet une communication audio et vidéo gratuite à 5000 kms. Malheureusement, le débit de la clé USB 3G qui nous équipe ici est franchement mauvais, donc ça coupe très souvent et la vidéo marche rarement.
Quand on va dans un bar équipé Wifi l'après-midi, le débit est nettement meilleur, mais les enfants... sont à l'école.
J'ai downloadé une autre solution, Logitech Vid HD, qui permet de mieux fonctionner en 3G, avec une image sensiblement meilleure.

Ça reste en tout cas génial de pouvoir communiquer tous les jours gratuitement avec les enfants. Enfin, génial pour nous, parce que la conversation tourne souvent sur les devoirs et les notes à l'école.
On communique d'ailleurs aussi par le même biais avec des adoptants d'autres régions du Kazakhstan.



La bonding se poursuit toujours sans souci.
Notre fille est de plus en plus tonique et nous accueille maintenant visiblement avec plaisir.
Ses plus grands plaisirs : tout porter à la bouche (surtout si c'est en plastique et que ça fait du bruit) et écouter de la musique dans les bras de papa.
Ce sera sûrement une mélomane, la musique a un effet très apaisant sur elle.
Il est vrai que, même si j'ai beaucoup de hard rock sur mon i-Phone, on essaie plutôt de lui passer des morceaux plus "accessibles" : les Beatles, John Lennon, Dire Straits, Abba si c'est maman qui choisit ou un concerto de Mozart qui est le seul morceau de classique que j'aie ici.

On continue à rencontrer tous les jours les adoptants français qui sont sur Almaty, soit parce qu'il adoptent ici, soit parce que Almaty est un passage obligé avant le grand retour vers la France avec le nouveau/la nouvelle franco-kazakh.
A ce titre, nous attendons avec impatience que Valérie qui arrive demain de Paris et va à Taldy-Korgan chercher sa fille, revienne sur Almaty et nous la présente, vendredi ou samedi.

Enfin, on commence à se préparer au retour sur Paris mardi prochain, Corinne directement avec une heure et demie d'escale à Amsterdam et moi qui resterai 4 heures de plus à Amsterdam pour un rendez-vous avec un client.

On aura grand plaisir à vous revoir dés notre retour, avant, on l'espère, de repartir mi-décembre pour le jugement.


Au fait, pas de post sans une photo de... pyjama !
Voila le dernier acheté, avant de se rendre compte en l'enfilant à la petite qu'il était "recommandé de ne pas faire dormir l'enfant avec" ;-(
C'est très logique pour un pyjama, non ?

On ne l'a donc pas laissé à l'orphelinat, on a juste fait 3 ou 4 centaines de photos avec mademoiselle dedans.

dimanche 7 novembre 2010

Un jour au zoo.

Pas de bonding, aujourd'hui. C'est dimanche...

Après avoir paressé comme d'habitude, nous avons rejoint Françoise et son fils dans un café sympa de l'Arbat (la grande rue piétonne) : le Moka Loca.
Ensuite, tous ensemble nous avons pris le bus pour le parc Gorki et le zoo d'Almaty.

Le parc Gorki est un grand parc à l'est de la ville; on y trouve un très grand aquaparc avec des dizaines de toboggans, fermé en cette saison, et un petit nombre d'attraction pour les enfants et les plus grands.

S'y promener est très agréable et si on le traverse de part en part, on arrive au zoo d'Almaty.
C'est un zoo typique de ce qu'on l'on faisait avant (cf l'ancien zoo de Vincennes pour ceux qui l'avaient visité), c'est à dire que beaucoup d'animaux sont dans des cages grillagées avec un espace beaucoup trop petit pour leur santé mentale.



Adorable petit léopard avec sa mère
 
Beaucoup d'animaux n'étaient pas visibles, et heureusement, parce que, animaux de contrées plus chaudes ils ne supporteraient pas d'être dehors par les 7° qu'il faisait aujourd'hui. Ils ont en fait tous des bâtiments chauffés pour se réfugier.

Néanmoins, on a pu voir des lions d'Asie, assez rares et plus blancs que ceux d'Afrique que nous avions vu au Kenya cet été : mais voila, au Kenya, ils étaient en liberté, et ça change tout.
Il y a aussi pas mal de léopards et, fait surprenant, pas mal de petits nés au zoo d'Almaty.







Parmi les animaux qu'on a peu l'habitude de voir il y a les chameaux, qui sont beaucoup plus impressionnants que les dromadaires.














Et les loups, qui avaient l'air si tristes derrière leurs barreaux.


On est ensuite allés dîner chez Françoise et retour tardif au bercail pour Skyper avec Grégoire, Louis et leur grand-mère et remplir ce génialissime (n'ayons pas peur des mots) blog.




Ah, au fait, une dernière photo : notre immeuble.
Il a franchement l'air miteux comme ça, mais si vous regardez plus précisément les voitures sur la photo, vous pouvez distinguer 2 BMW, une Lexus et un Pajero.

En fait, nous logeons dans un des quartiers chics de la ville (Samal district) et l'intérieur des appartements est en général assez éloigné de l'aspect extérieur des immeubles.

Quand nous reviendrons pour le jugement, nous essayerons de trouver un appartement plus au centre, à côté de l'Arbat; ce sera plus sympa.

samedi 6 novembre 2010

Salle de musique, pyjama potiron et vente-privée.com

Le samedi, il y a une atmosphère plus calme, moins fébrile à l'orphelinat.
Nous avons récupéré notre fille et nous sommes restés un peu plus d'une heure ensemble dans la grande salle de musique.


Mademoiselle était en grande forme aujourd'hui et nous avons eu le droit à beaucoup de sourires de sa part. Elle apprécie visiblement de plus en plus notre présence, mais maintenant, quand elle rampe sur le tapis de la salle de musique ce n'est pas pour un appareil photo ou pour un paquet de lingettes; non, c'est pour grimper dans les bras de son papa !
Et oui ! Et ensuite, papa doit faire le tour de la pièce avec sa fille dans les bras pendant une demi-heure.
Elle a beau faire 6/7 kilos toute mouillée, en repartant de l'orphelinat, et bien papa, il a mal au dos ;-)

On est ensuite allé en ville et miracle de l'Internet, Corinne a fait ses courses sur vente-privée.com. C'est magique !
Et enfin, on a trouvé ce très mignon pyjama chez "mothercare" et on n'a pas résisté : encore un pyjama qui subira l'épreuve des reflux gastriques de mademoiselle. Je ne vous ai pas dit qu'elle régurgitait beaucoup ?